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Yvan Colonna: Gilles Simeoni s'interroge sur un possible rôle d'"officines parallèles"

Gilles Simeoni sur RMC

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Le président du conseil exécutif de Corse a réagi sur RMC ce vendredi aux tensions liées à l'agression d'Yvan Colonna en prison la semaine dernière.

Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, était l'invité de RMC ce vendredi après une semaine de tensions liés à la tentative d'assassinat d'Yvan Colonna la semaine dernière en prison à Arles. Les manifestations se sont poursuivies en Corse jeudi, après une nuit d'émeutes mercredi dans trois grandes villes : Ajaccio, Calvi, Bastia.

Yvan Colonna, condamné pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, est dans le coma après avoir été violemment agressé par un codétenu emprisonné pour terrorisme.

"Il est entre la vie et la mort, les nouvelles sont extrêmement pessimistes", confie Gilles Simeoni ce vendredi sur RMC. "En Corse, on ne comprends pas comment un acte d'une telle sauvagerie a pu se dérouler."

Quelle responsabilité de l'Etat?

Depuis l'agression, les manifestations se sont multipliées sur l'île à l'appel d'étudiants, de lycéens, d'organisations nationalistes ou de syndicats accusant l'Etat de porter une lourde responsabilité.

Sur RMC, Gilles Simeoni a ainsi expliqué qu'il a eu le Premier ministre Jean Castex au téléphone jeudi pour faire le point sur la situation et parle "d'affaire d'Etat".

"A mon avis la façon efficace de ramener un apaisement durable est d'apporter les réponses demandés par une grande majorité de Corses", précise-t-il.

Le président du Conseil exécutif corse réclame ainsi dans un premier temps une commission d'enquête parlementaire pour éclaircir les contours de cette affaire. Le Premier ministre aurait "validé cette demande" sur le principe selon Gilles Simeoni.

Des "officines parallèles"?

Le leader Corse soulève un autre point concernant la genèse de cette agression et se demande si ce n'était pas un assassinat "ciblé".

"On peut s'interroger effectivement, dans le champ des hypothèses pour savoir s'il n'y a pas des officines parallèles qui ont pu avoir un rôle. C'est d'ores et déjà une affaire d'Etat."

Il souligne également "avec force" que si le droit au rapprochement des détenus avait été appliqué ces faits ne se seraient jamais produits.

J.A.