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"Aucune justification pour le Navigo à 100 euros": Clément Beaune veut éviter une forte hausse

Invité d’"Apolline Matin" ce lundi sur RMC et RMC Story, le ministre délégué aux Transports Clément Beaune veut encore discuter avec la région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse, pour éviter une forte hausse du prix des transports en commun.

C’est une hausse qui risque de faire grimacer les usagers des transports en Ile-de-France. Selon un document transmis par la région Ile-de-France aux administrateurs, avant le conseil d’administration qui se prononcera le 7 décembre, le prix du ticket de métro à l'unité devrait passer de 1.90€ à 2.30€. Le pass Navigo mensuel, aujourd'hui à 75€, coûterait quant à lui 90€ si la mesure est votée. Mais pour Clément Beaune, le ministre délégué aux Transports, cette hausse peut, et doit, être évitée.

"Ce n’est pas le ministère des Transports et l’Etat qui fixent le prix des transports en commun à Paris, Marseille ou ailleurs, souligne-t-il dans ‘Apolline Matin’ ce lundi sur RMC et RMC Story. On peut discuter avec la région. Il n’y a aucune justification à ce qu’on passe le Navigo à 100 euros et qu’on ait des augmentations de 25 ou 30%. Tout le monde est d’accord pour dire que ce n’est pas tenable et que ce n’est pas le bon sens."

"On a une discussion qui est encore en cours"

Clément Beaune veut donc poursuivre les discussions avec Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, qui avance de son côté le refus de la part de l’État d’augmenter le "Versement Mobilité des entreprises" et les 950 millions d'euros de surcoût d'exploitation des transports franciliens en 2023 en raison de l'explosion prévisible des tarifs de l'électricité.

"En Ile-de-France, on va continuer à travailler avec la région, assure Clément Beaune. Il faut de la responsabilité et du travail commun. On a voulu décentraliser les transports, c’est normal que chacun assume ses responsabilités, en l’occurrence la région. On peut discuter du soutien et de l’aide à la région Ile-de-France. J’évite de mettre la charrue avant les bœufs, on a une discussion qui est encore en cours. Le budget de la région sera voté d’ici une quinzaine de jours. On peut utiliser ces jours pour éviter que les usages payent une situation intenable. Ce n’est profitable pour personne. Je l’ai déjà rencontrée (Valérie Pécresse) plusieurs fois, je vais continuer à discuter. Je ne souhaite pas qu’on ait des hausses de cette nature et on va tout faire pour les éviter."

LP