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Carburants: Borne annonce la réquisition des personnels pour débloquer les dépôts Esso-Exxonmobil

La Première ministre Élisabeth Borne à l'Assemblée nationale, le 12 juillet 2022.

La Première ministre Élisabeth Borne à l'Assemblée nationale, le 12 juillet 2022. - BERTRAND GUAY / AFP

Une procédure de réquisition des personnels nécéssaires au fonctionnement des dépôts pétroliers du groupe Esso-ExxonMobil a été lancé par le gouvernement comme l'a annoncé Elisabeth Borne ce mardi à l'Assemblée nationale.

Vers des déblocages forcés? Le gouvernement, sous le feu des critiques alors qu'un tiers des stations-service sont affectées par des pénuries de carburants, avait réclamé un déblocage "sans délai" des dépôts de carburants, en menaçant d'"intervenir", mais les grévistes ont reconduit le mouvement, tant chez TotalEnergies que chez Esso-ExxonMobil.

Mais le gouvernement accélère ce mardi après-midi pour débloquer cette situation compliquée sur l'ensemble du territoire. La Première ministre Élisabeth Borne a annoncé mardi la réquisition des personnels pour le déblocage des dépôts de carburants du groupe Esso-ExxonMobil, où un accord salarial avait été conclu lundi par deux organisations syndicales, majoritaires à l'échelle du groupe, mais pas de ses raffineries.

"Le dialogue social, c'est avancer dès lors qu'une majorité s'est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j'ai demandé aux préfets d'engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise", a déclaré Elisabeth Borne lors des questions au gouvernement.

Esso compte trois dépôts en France, à Toulouse, Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime). Les deux derniers se trouvent à proximité des deux raffineries françaises de l'entreprise, qui sont en grève.

Situation différente chez Total

Commentant la situation dans l'autre groupe pétrolier touché par des mouvements de grève, TotalEnergies, la cheffe du gouvernement a exhorté direction et syndicats à engager des négociations salariales, menaçant sinon de faire de même pour "débloquer la situation".

"Chez Total, les syndicats réformistes ont appelé à l'ouverture de négociations. La direction a répondu favorablement. J'espère que les autres syndicats représentatifs vont saisir cette main tendue, car le dialogue social est toujours plus fécond que le conflit", a affirmé Elisabeth Borne.

"A défaut, le gouvernement agira, là encore, pour débloquer la situation", a-t-elle ajouté.

La rédaction avec AFP