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EN DIRECT Carburant: Elisabeth Borne lance les réquisitions des personnels des dépôts d'Esso

Dans plusieurs régions, de nombreuses stations-service sont fermées et les automobilistes en quête d'essence sont privés de solution. La grève est reconduite ce mardi chez Total et étendue à certaines stations-service. La CGT et FO poursuivent aussi le mouvement chez Esso-ExxonMobil. La Première ministre, Elisabeth Borne, lance les procédures de réquisition des personnels des dépôts d'Esso.

La grève continue chez Esso-ExxonMobil

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Véran: "De l'essence, nous en avons, Du carburant, nous en avons"

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, confirme la détermination du gouvernement sur ces réquisitions.

"Comme la Première ministre l'annoncé, le gouvernement prendra ses responsabilités et procédera à des réquisitions. De l'essence, nous en avons, Du carburant, nous en avons. Ce carburant doit pouvoir sortir des dépôts et des raffineries pour aller dans les stations-service. C'est ce qu'attendent les Français."
Alerte info

Borne annonce que le gouvernement lance une procédure de réquisition chez Esso

La Première ministre annonce devant l'Assemblée nationale que le gouvernement a officiellement demandé aux préfets d'engager la procédure de réquisition des personnels des dépôts et raffineries d'Esso où des accords sociaux ont été conclus.

"Le gouvernement appelle à la responsabilité pour dialoguer. Des accords sont possibles, comme chez Esso avec un accord majoritaire signé. Malgré cet accord des organisations veulent continuer le blocage. Nous ne pouvons pas l'accepter.
Le dialogue social, c'est avancer, dès lors qu'une majorité s'est dégagée. Ce ne sont pas des accords à minima. Dès lors, j'ai demandé aux préfets d'engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise".

Les députés LR dénoncent la "chienlit", la gauche défend la grève

Le patron des députés LR Olivier Marleix a dénoncé mardi la "chienlit" créée par les pénuries de carburant, et estimé que le gouvernement devait "mettre l'épée dans les reins des pétroliers", tandis que les élus de gauche ont défendu les grévistes.

Face à cette "situation inédite" qui relève de l'"ordre public", "le gouvernement doit mettre l'épée dans les reins des pétroliers pour débloquer cette question au plus vite", a estimé M. Marleix lors d'un point presse.

"Tout cela est totalement intolérable", a-t-il ajouté, regrettant que "le gouvernement laisse faire, laisse Total, qui lui-même procrastine".

Mais "le gouvernement doit agir: c'est à lui de prendre ses responsabilités et de faire pression sur les pétroliers pour que les discussions aient lieu rapidement, que personne ne soit tenté de jouer la montre" et "ne prenne les Français en otage plus longtemps", a affirmé cet élu d'Eure-et-Loir.

Interrogé sur l'opportunité pour le gouvernement de lancer des réquisitions, il s'est interrogé: "qu'est-ce qu'il attend? On n'a jamais vu dans notre pays une telle chienlit".

De son côté, le député LFI Alexis Corbière a martelé que "c'est la grève qu'il faut valoriser". "Oui, ça gêne, c'est sûr (...) Mais personne ne découvre que la grève produit du dérangement", a-t-il ajouté.

"Le but des salariés n'est pas de gêner, (...) c'est de pouvoir faire payer la direction et je pense que tous les Français dans ce pays se sentent malgré tout représentés par ces salariés", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis.

"On ne résout pas un conflit social par la brutalité. Le gouvernement a encore une fois fait preuve d'un certain amateurisme", a critiqué le député socialiste Benjamin Lucas, dénonçant une "volonté de communiquer à outrance qui a desservi la préparation et la gestion de cet événement".

"Je mets au défi n'importe quel membre du gouvernement ou force de sécurité de redémarrer une raffinerie", a lancé le député communiste Sébastien Jumel, pour qui "le gouvernement doit faire pression sur Total pour qu'il lâche sur ses profits".

"Soutien aux salariés d'Esso-ExxonMobil et TotalEnergies, à qui le gouvernement répond par une menace de réquisition des salariés en grève", a tweeté l'écologiste Marie-Charlotte Garin.

(AFP)

"On ne peut pas négocier en continuant à faire grève", tacle Jean-Baptiste Djebbari

À qui la faute dans le conflit entre Total et les syndicats? Pour l'ancien ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, la responsabilité incombe à la CGT. "Cela fait 7-8 mois que des responsables syndicaux et leaders politiques tapent sur Total. Du coup, ce n'est pas étonnant de voir un syndicat qui se sent fort et profite d'un moment pour installer un rapport de force", assure-t-il ce mardi sur le plateau des "Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story.

"On ne peut pas avoir des gens qui bloquent des dépôts et qui veulent des négociations sans avoir débloqué, alors que des négociations devaient s'ouvrir à la fin du mois. On ne peut pas négocier rationnellement dans de telles conditions. Il faut respecter un minimum de forme et de dialogue", estime l'ancien ministre.

>> "On ne peut pas négocier en continuant à faire grève", tacle Jean-Baptiste Djebbari

Les chauffeurs de taxi veulent des stations dédiées pour se fournir

Parmi les professions particulièrement impactés par les tensions actuelles figurent les chauffeurs de taxi. Ces derniers ont demandé officiellement au ministère des Transports d'être dans la liste des professions prioritaires à la pompe.

"On a eu une réunion de crise avec le ministère des Transports, pour demander à être prioritaires pour le ravitaillement en carburants. On aimerait des stations dédiées pour éviter les heurts avec d’autres usagers", explique sur RMC, Johannes Ussel, secrétaire de la Fédération nationale du taxi.

Toutes les informations dans notre article en cliquant ici

Le covoiturage décolle à cause de la pénurie de carburant

INFO RMC. Pour éviter d'attendre des heures devant les stations-service, de nombreux travailleurs ont opté pour le covoiturage. D'après nos informations, la plateforme spécialisée dans le covoiturage domicile-travail Klaxit a enregistré +51% d'inscriptions dimanche par rapport à celui d'avant. Même constat sur la plateforme concurrente, Karos, avec 34% de hausse.

>> Carburant: les inscriptions sur les sites de covoiturage domicile-travail décollent

La préfecture du Pas-de-Calais annule la finale de la Coupe de France des Rallyes

Les organisateurs de la Coupe de France des Rallyes ont été contraints par la préfecture du Pas-de-Calais d'annuler la finale qui devait avoir lieu le week-end prochain en raison de la pénurie des carburants qui touche l'Hexagone.

Alerte info

Grève reconduite chez Total, malgré la pression du gouvernement

Les grévistes de TotalEnergies ont reconduit ce mardi matin le mouvement de grève pour les salaires à l'appel de la CGT, en dépit de la pression croissante du gouvernement, a indiqué à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.

"Ce matin, les salariés ont revoté à une large majorité pour la poursuite de la grève, on est toujours en attente de précisions en matière de négociations par la direction", a-t-il ajouté.

La bataille des chiffres sur les salaires chez Total

"On ne peut pas négocier dans ces conditions" pour Jean-Baptiste Djebbari

Alerte info

La CGT et FO reconduisent la grève chez Esso-ExxonMobil

La CGT et FO ont reconduit, ce mardi, la grève qui touche les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil, malgré la signature d'un accord majoritaire sur les salaires par d'autres syndicats, qu'elles ont pour leur part rejeté, a indiqué mardi la CGT.

"Le mouvement a été reconduit ce matin à 06H00, parce que ça ne correspond pas aux revendications des salariés grévistes qui demandent du pouvoir d'achat", a indiqué à l'AFP Christophe Aubert, délégué syndical central CGT, selon qui l'amélioration de la proposition formulée par la direction consiste essentiellement en une prime.

Clément Beaune sur RMC : "Il y a des dispositifs d’activité partielle, généraux, qui peuvent être activés"

Clément Beaune sur RMC:

"L’idée, c’est que ça dure le moins longtemps possible, que la galère s’arrête. On regarde, j’en ai parlé avec un certain nombre de professions. Il y a des dispositifs d’activité partielle, généraux, qui peuvent être activés. Et s’il y a plusieurs jours perdus, on regardera la situation. On n’est pas en train de gérer cette pénurie mais d’essayer de mettre fin à cette difficulté, le plus rapidement possible. L’idée n’est pas de dire aux gens que c’est comme ça pendant une, deux ou trois semaines. C’est de résoudre ce problème."

Plus d'informations ici.

Alerte info

Clément Beaune sur RMC: "On a donné une dernière chance au dialogue aujourd’hui chez Total"

Clément Beaune sur RMC:

"On n'est pas en train de gérer la pénurie, on essaye de mettre fin à cette difficulté, le plus rapidement possible. L’idée n’est pas d’avoir une, deux ou trois semaines où on dit aux gens que 'c’est comme ça'. On a donné une dernière chance au dialogue aujourd’hui chez Total. Si dans les heures qui viennent, on n’arrive pas à voir des évolutions qui permettent de rétablir une situation normale, on prendra les mesures qui s’imposent. Pour autant, je vais être honnête: une fois que la grève s’arrête, ça prend encore quelques jours pour que ça revienne à la normale."

Clément Beaune sur les tensions entre automobilistes : "On en a conscience, on a un certain nombre de cas en France"

Clément Beaune sur RMC:

"On en a conscience. On a un certain nombre de cas en France. Heureusement, ils sont limités. C’est lié à une fatigue, une tension, un épuisement. Il y a des gens qui font des heures d’attente et qui le font pour aller à l’école, pour déposer leurs enfants à l’école. C’est pour ça que la situation ne peut pas durer. (...) Aucune tension n'est justifiée, mais tout le monde est à fleur de peau."

Des voyous privatisent une station-service

INFO RMC

>> Val d'Oise: en pleine pénurie d'essence, des voyous privatisent une station-service

Face aux difficultés d'approvisionnement dans les stations-services et aux tensions à la pompe, certains délinquants n'hésitent pas à profiter de la situation.

En début de soirée ce lundi, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), des voyous ont carrément réquisitionné une station Total, dont ils ont pris le contrôle. Assurant eux-mêmes le filtrage des automobilistes, ils laissaient passer les habitants du quartier. Aux autres, ils interdisaient l'accès et leur proposaient leur propre carburant, en bidons, à leur tarif. Les conducteurs qui refusaient la proposition étaient contraints de quitter la file d'attente, certains ont eu leur véhicule caillassé.

Plusieurs usagers ont alors appelé la police, qui a mis fin à cette mainmise illégale sur la station. Les policiers ont confisqué les bidons d'essence et interpellé un homme d'une vingtaine d'années, placé en garde à vue pour outrage et rébellion. 

(Guillaume Biet)

Clément Beaune annonce que le gouvernement demande à Total de prolonger sa ristourne

Clément Beaune sur RMC:

"Les jours de blocage d’accès au carburant que nous sommes en train de vivre aboutiront à des prolongements des ristournes. C’est ce que nous demandons à Total. Ça devait baisser (la réduction) début novembre. On est en train de regarder avec le ministère de l’Economie et le ministère de l’Energie pour que la partie de Total se prolonge de quelques jours, parce que les Français n’ont pas pu accéder à cette ristourne."

Alerte info

Clément Beaune sur RMC : "S’il n’y a pas d’accord, on prendra des mesures"

"Il n’y a pas de tabou, toutes les options sont sur la table. L’idée, c’est de débloquer la situation. Le dialogue social chez Esso a amélioré une partie de la situation, il devrait porter ses fruits dans les jours et les heures qui viennent. (Si ça ne débloque pas ?) Nous prendrons des mesures supplémentaires. On ne va pas laisser la France sans carburant et la situation s’enliser. Il y a un problème grave mais localisé chez Total. On ne va pas laisser pourrir la situation. S’il n’y a pas d’accord, on prendra des mesures."

Clément Beaune sur RMC: "La situation s’est aggravée au cours du week-end"

"La situation s’est aggravée au cours du week-end. Je regrette si ça a été mal compris, ou mal dit. Quand on dit qu’il n’y a pas de pénurie, ça veut dire qu’il n’y a pas de problème d’approvisionnement dans notre pays. Il y a un énorme problème, une galère qui s’est accentuée dans le week-end. Si j’avais dit vendredi, ou un membre du gouvernement, ‘il y a pénurie’, on aurait sans doute provoqué encore plus la ruée dans les stations. On peut tout refaire. On agit depuis plusieurs jours. Il faut débloquer, enfin, et que ceux qui sont responsables des blocages prennent leurs responsabilités."

Alerte info

Clément Beaune s’attend à une amélioration dans la journée avec l’accord chez Esso

"Il faut en sortir. Il y a un blocage qui ne peut plus être toléré par les Français. Le dialogue social a repris parce que nous avons mis la pression. Pour Esso, il y a eu un accord hier en fin de journée, ça devrait permettre, notamment dans l’Ouest de la France et en Normandie, qui approvisionne en partie l’Ile-de-France, de débloquer dans la journée une partie de la situation. Ça met un peu de temps pour que le déblocage se fasse. Chez Total, le dialogue social est toujours enlisé. Nous avons mis la pression sur les parties concernées pour que le dialogue social reprenne. L’essence ne s’est pas évaporée, elle est bloquée."

Les taxis demandent des accès prioritaires aux stations-services

Johannes Ussel, secrétaire de la Fédération nationale du taxi, dans "Charles Matin" sur RMC:

"Une grande population de taxis ne va pas pouvoir aller travailler aujourd'hui par faute de réapprovisionnement. C'est beaucoup plus compliqué dans les grandes villes que dans les zones rurales. On a eu une réunion de crise hier (lundi) avec le ministère des Transports pour être intégrés aux professions prioritaires. On aimerait des stations dédiées pour éviter des heurts avec les autres usagers. Mais le gouvernement n'est pas capable de nous fournir des réponses concrètes."

La pénurie de carburants désorganise certains secteurs

Evénement sur RMC: Clément Beaune en direct à 7h40 puis 8h10

Clément Beaune, le ministre des Transports, est l'invité d'"Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story, à 7h40. Il répondra ensuite aux questions des auditeurs à 8h10. Appelez le 3216 pour l'interroger !

>> Ecoutez RMC en direct

Elisabeth Borne lance un ultimatum à Total et aux syndicats, avec la menace de réquisitions

Face à la pénurie dans les stations-service, une réunion de crise s'est tenue lundi soir à Matignon. Entourée de quatre ministres, Agnès Pannier-Runacher, Clément Beaune, Olivier Véran et Gérald Darmanin, la Première ministre Elisabeth Borne a fait comprendre qu'elle lançait un ultimatum à la direction de Total et aux syndicats pour trouver une issue à la crise.

"Il y a un moment où il faut sonner la fin de la récré". Voilà la tonalité des propos d'Élisabeth Borne ce lundi soir, d'après un participant. Une Première ministre qui s'est, dit-il, montrée très ferme.

D'un côté, l'Etat n'a selon elle pas à s'immiscer dans les négociations d'une entreprise privée et de l'autre, les Français n'arrivent plus à faire leur plein d'essence. Voilà pourquoi Élisabeth Borne pourrait privilégier de mettre la pression sur Total. Si la direction et les syndicats ne se mettent pas d'accord d'ici deux ou trois jours, l'Etat réquisitionnera les raffineries.

>> Réunion de crise à Matignon, Elisabeth Borne lance un ultimatum à Total et aux syndicats

Quelles conséquences à la pénurie d'essence?

La grève pour les salaires chez TotalEnergies reconduite ce mardi et étendue à une quinzaine de stations-service autoroutières. Une grève qui provoque des pénuries dans les stations-service et a des conséquences sur plusieurs secteurs d'activité:

- Environ 160 trajets en cars scolaires annulés dans la région des Hauts-de-France.

- Un plan blanc demandé dans les Bouches-du-Rhône alors que des soignants peinent à se rendre sur leur lieu de travail.

- Les pompiers de la métropole de Lyon demandent un accès prioritaire aux stations-service.

Le gouvernement prêt à "prendre ses responsabilités", prévient Matignon

Syndicats et directions des raffineries de pétrole bloquées en France doivent dialoguer pour mettre fin au plus vite à la pénurie de carburants, faute de quoi le gouvernement "prendra ses responsabilités", a averti Matignon à l'issue d'une réunion de crise ce lundi soir. "Un désaccord salarial ne justifie pas de bloquer le pays. Refuser de discuter, c'est faire des Français les victimes d'une absence de dialogue", a commenté l'entourage de la Première ministre Elisabeth Borne.

"Le gouvernement ne peut laisser le pays être bloqué", a-t-on insisté: "Il continuera de prendre les mesures facilitant l'approvisionnement des stations comme il le fait depuis plusieurs jours", mais "chacun doit prendre ses responsabilités. Le gouvernement prendra les siennes".

La cheffe du gouvernement, à peine rentrée d'un déplacement à Alger, a réuni plusieurs ministres en urgence à partir de 21h à Matignon, alors que près d'un tiers des stations françaises sont encore affectées par des pénuries de carburant provoquées par les blocages de raffineries de TotalEnergies et d'Esso-ExxonMobil.

Bientôt interdit de remplir des jerricans au niveau national

Face à la situation actuelle, et selon les informations de BFMTV, le gouvernement va prendre un arrêté interdisant le remplissage de jerricans (des bidons ndlr) à la pompe. Ces derniers jours, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, avait déjà "demandé à l'ensemble des préfets de prendre cette mesure".

Le comportement de certains automobilistes avait poussé les préfectures à interdire cette pratique, notamment dans certains départements des Hauts-de-France, où les stations ont été prises d'assaut, ou encore dans les Vosges.

La carte des points de vente de carburants en direct

Toutes les informations officielles du gouvernement sur les prix des carburants sont à retrouver sur cette carte interactive.

Applications, high-tech, gestes à adopter... Retrouvez tous les conseils de notre spécialiste Anthony Morel en cliquant ici.

Capture de la carte du gouvernement sur les prix et les disponibilités des carburants
Capture de la carte du gouvernement sur les prix et les disponibilités des carburants © prix-carburants.gouv.fr/

Réunion d'urgence à Matignon

La Première ministre Elisabeth Borne réunira lundi à 21h à Matignon quatre ministres concernés par les difficultés d'approvisionnement en carburant qui affecte une partie des stations-service, ont annoncé ses services.

A son retour d'Algérie, la Première ministre tiendra cette réunion avec les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin, de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher et des Transports Clément Beaune, ainsi qu'avec le porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

FlixBus voudrait figurer parmi les entreprises prioritaires

Le service d'autocars longue distance FlixBus a demandé lundi à ce que son secteur bénéficie d'un accès prioritaire au carburant, face aux pénuries dues à des conflits sociaux et qui risquent selon lui d'affecter des "dizaines de milliers de voyageurs".

FlixBus, dont le siège est en Allemagne et qui revendique le statut de "premier transporteur de passagers sur route en Europe", a demandé au gouvernement français "d'inclure le transport régulier de voyageurs dans ses futures mesures prioritaires de lutte contre la pénurie de carburant", a expliqué l'entreprise dans un communiqué.

"Notre activité repose sur une collaboration avec une cinquantaine de partenaires autocaristes, essentiellement TPE/PME familiales, partout en France, dont l'activité, déjà impactée par la hausse des prix des carburants et la pénurie de conducteurs, souffrirait encore un peu plus de ne pas pouvoir assurer leurs lignes régulières moyenne et longue distance avec FlixBus", a-t-elle encore plaidé.

De même source, "plusieurs dizaines de milliers de voyageurs ayant prévu de voyager avec FlixBus ces prochains jours et semaines pourraient s'en voir empêchés - sans solution de repli équivalente - si les transporteurs venaient à manquer de carburants".

Pour l'heure, toutefois, "les difficultés opérationnelles restent aujourd'hui encore limitées", a affirmé le directeur régional de FlixBus, Yvan Lefranc-Morin, en concédant aussi que "les secteurs de première nécessité doivent rester prioritaires dans les mesures qui seront prises pour lutter contre la pénurie actuelle".

Le prix du gazole a bondi de 10 centimes par litre la semaine dernière

Les prix des carburants routiers ont flambé la semaine dernière pendant la grève chez TotalEnergies qui a provoqué des pénuries, en particulier le gazole qui a bondi en moyenne de 10 centimes par litre, selon des chiffres du ministère de la Transition écologique communiqués lundi.

Le gazole coûtait en moyenne 1,8035 euros par litre, soit 10,79 centimes de plus que la semaine précédente, tandis que la hausse s'élevait à 7 centimes pour le super sans plomb 95 et à 7,29 centimes pour le sans-plomb 95-E10, selon des chiffres arrêtés vendredi dernier.

Des pompiers du Rhône réclament du carburant pour rejoindre leurs casernes

Confrontés aux pénuries de carburants, des pompiers du Rhône ont demandé à leur direction des mesures leur permettant d'acheter du carburant pour rejoindre leurs casernes et assurer "la continuité du service".

"Lors des jours de grève durant lesquels les distributeurs de carburant sont pris pour cible, les agents (...) se voient en difficulté pour faire le plein de carburant de leurs véhicules personnels afin de se rendre sur leur lieu de travail", écrit le syndicat Sud Solidaires des sapeurs-pompiers de la métropole de Lyon et du Rhône (SDMIS) dans un courrier adressé à sa direction.

Aussi, le syndicat réclame que celle-ci "prévoie la mise en place d'un dispositif d'approvisionnement de carburant, afin de garantir une réponse opérationnelle au sein du SDMIS", poursuit le courrier daté du 8 octobre transmis à l'AFP.

Certains véhicules de secours comme ceux des sapeurs-pompiers, de la police, du SAMU ou de la gendarmerie sont considérés comme prioritaires, mais les pompiers ne sont pas concernés à titre individue

"Le blocage n'est pas une façon de négocier", dit Macron

Emmanuel Macron a appelé lundi les directions des groupes pétroliers et les syndicats à "la responsabilité", en soulignant que "le blocage" des dépôts de carburant n'était "pas une façon de négocier".

"Je souhaite qu'une issue puisse être trouvée, une conclusion rapide des négociations" et "j'appelle l'ensemble des entreprises concernées et les salariés à un esprit de responsabilité", a déclaré le chef de l'Etat au cours d'un déplacement à Château-Gontier (Mayenne).

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Total: la grève reconduite et étendue à certaines stations-service

Le mouvement de grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduit ce lundi jusqu'à mardi et étendu à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies.

Le mouvement a été reconduit à la raffinerie de Normandie, près du Havre, dans le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque, et à la "bio-raffinerie" de La Mède (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l'AFP Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen TotalEnergies, selon qui 15 stations-service du réseau Argedis "seront fermées" ce mardi.

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Les petits conseils pour trouver de l'essence

Pénurie de carburants: le patronat tire la sonnette d'alarme

Le patronat a tiré lundi la sonnette d'alarme sur la pénurie des carburants, la Confédération des PME demandant des mesures à l'Etat pour approvisionner les stations-service, tandis que le Medef appelle les syndicats à "saisir la main tendue" des raffineurs ExxonMobil et TotalEnergies.

Après environ deux semaines de grève, presqu'un tiers des stations-service en France sont affectées par des pénuries de carburant.

Selon la CPME, "les difficultés d'approvisionnement commencent à peser sur l'activité économique" particulièrement dans le nord et en Ile-de-France.

"De nombreuses entreprises commencent à avoir de réelles difficultés pour exercer leur activité", rapporte de son côté le Medef, qui rappelle que 75% des salariés "utilisent chaque jour leur voiture" pour se rendre sur leur lieu de travail.

La première organisation patronale française, dont les entreprises adhérentes représentent plus de 9 millions de salariés, estime qu'il "est temps de trouver, dès aujourd'hui, une issue à ce conflit par le dialogue social et ainsi permette aux stations-service d'être réapprovisionnées dans les plus brefs délais".

"Il en va de la poursuite de l'activité économique du pays", ajoute le Medef. La CPME a une approche différente.

"Si la grève est un droit, elle ne doit pas mettre en cause la liberté de circulation et de travailler", d'après cette organisation qui dénonce le mouvement d'un "petit nombre de salariés des raffineries TotalEnergies et ExxonMobil, qui vont pourtant bénéficier d'un montant financier record au titre de la participation".

"Si la voie normale du dialogue social ne permet pas de trouver une issue à ce conflit" il convient, selon la CPME, "que les pouvoirs publics - et en particulier les préfets - assument les responsabilités qui leur incombent en prenant les mesures, y compris juridiques, telles que des réquisitions, pour assurer le fonctionnement normal des raffineries".

Pour l'organisation qui regroupe 243.000 TPE, PME et ETI, "il n'est pas concevable que des pénuries organisées de carburant viennent s'ajouter aux difficultés actuelles liées à l'augmentation des prix du gaz et de l'électricité

(AFP)

Plus d'informations ici.

Des ramassages scolaires annulés

Dans le Sud de l'Essonne, une compagnie assurant plusieurs liaisons avec des établissements scolaires a indiqué ce dimanche ne pas pouvoir les maintenir à cause des difficultés d'approvisionnement en carburant.

>> Carburant: des transports scolaires annulés à la dernière minute dans l'Essonne

Manuel Bompard soutient les grévistes

"Je soutiens les revendications justes des salariés de ces entreprises comme Total", explique le député LFI Manuel Bompard sur RMC-BFMTV.

"Même si la grève s’arrête, le produit ne reviendra pas tout de suite", assure un employé d'ExxonMobil

Le retour à la normale dans les stations-essence, ce n'est pas pour tout de suite: alors que les négociations patinent, les raffineries sont à l'arrêt.

"Il n'y a pas énormément de discussions entre la direction et les syndicats", déplore ce lundi sur RMC David, chef opérateur chez ExxonMobil en Seine-Maritime.

"L'usine est complètement à l'arrêt, pour la redémarrer, cela va prendre un petit peu de temps. Même si la grève s’arrête aujourd’hui, le produit de reviendra pas tout de suite", prévient-il.

CGT Total: "On demande un rattrapage pour 2022 et un relèvement pour 2023"

Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole à la CGT, sur RMC:

"On est conscient de l’impact négatif. La cause de cette situation, c’est l’immobilisme des directions des compagnies pétrolières, ExxonMobil et Total. Les salariés n’ont plus confiance dans les promesses. On souhaite qu’il y ait l’ouverture des négociations et des propositions, avant de lever la grève. Il y a déjà eu beaucoup de promesses qui n’ont pas tenues. Les demandes, elles existent depuis mars 2022. On nous a déjà dit qu’on allait faire l’ouverture de négociations, d’abord avant l’été et ensuite, au mois de septembre. Pour la branche pétrole, il a été décidé une application au 1er janvier. On a une perte de pouvoir d’achat énorme, comme tout le monde, pour 2022. On connait l’inflation. Ce qu’on demande, c’est déjà un rattrapage pour 2022 et un relèvement pour 2023."

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"Il va devenir urgent de prendre des décisions en Île-de-France", affirme le directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières

Patrice Geoffron, Professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières affirme, sur RMC, qu'il va falloir prendre des décisions dans certains territoires plus touchés.

"Ce qu’on observe c’est que la situation n’est pas homogène sur tout l’hexagone. Des décisions ont été prises, notamment dans le Nord, mais il va devenir urgent d’en prendre en Île-de-France."

Il ajoute que la situation "crée une forme d’urgence aux négociations". La coordination CGT Total va se réunir ce matin (lundi) pour apporter une réponse au communiqué qu’a fait Total ce week-end.

Même si la grève était levée aujourd'hui, le professeur rappelle que "ce sont des chaînes assez complexes, donc ça va prendre quelques jours mais on observera moins de comportements de précaution qui conduiront à aller se précipiter vers les stations. On peut s’imaginer que certaines professions puissent avoir un accès plus fluide. Toute cette problématique se résoudrait dans le courant de la semaine".

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La CGT confirme la poursuite de la grève à Total

Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole à la CGT, confirme dans "Apolline Matin" sur RMC la poursuite de la grève chez Total.

"Je confirme que la grève va se poursuivre aujourd’hui, même si la coordination CGT Total va se réunir pour apporter une réponse au communiqué qu’a fait Total ce week-end. Pour l’instant, on n’a pas de date de négociation, ni de première proposition."

Selon les informations de RMC, la grève a été reconduite à 5h ce lundi matin. Une prochaine réunion avec les grévistes est programmée à midi.

Alerte info

La grève continue chez Total et Esso

Selon l'agence Reuters, deux responsables de la CGT ont annoncé la poursuite de la grève dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies et Esso, filiale d'ExxonMobil, ce lundi.

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L'alerte de SOS Médecins en Ile-de-France: "On a encore 24-48 heures et notre service risque de s’arrêter progressivement"

Secrétaire général de SOS Médecins France, le Dr Serge Smadja alerte sur RMC sur les difficultés pour le personnel soignant et demande un accès prioritaire aux carburants en Ile-de-France.

"C’est curieux qu’on ait à le demander. Pour l’instant, on arrive à se débrouiller. On a eu par exemple il y a quelques jours une station essence qui a décidé d’ouvrir uniquement aux professionnels de santé. C’est très compliqué. Sur Paris intramuros, il n’y a pas de station réquisitionnée ou dédiée pour les professionnels de santé. C’est de plus en plus compliqué. On tient un peu sur les pleins qu’on a fait ces derniers jours. J’entends que la situation devrait s’améliorer, je l’espère. On a encore 24-48 heures et notre service risque de s’arrêter progressivement."

L'inquiétude d'une infirmière libérale: "Il y a des patients que je vais probablement mettre en danger"

Imane, infirmière libérale dans les Yvelines, est à court d'essence et s'inquiète pour ses patients.

"Je suis infirmière libérale donc 99% de mon activité, c’est au domicile des patients avec ma voiture, explique cette auditrice RMC dans 'Charles Matin'. Il me reste 87 km d’autonomie donc je ne vais pas tarder à être sur la réserve. J’ai gaspillé beaucoup d’essence hier à faire le tour des stations, parce que les applications ne suivent pas, malheureusement. Vous faites 20 km de plus et vous perdez de l’essence. Là, je ne sais pas comment faire. J’ai annulé beaucoup de passages ce matin. Il y a des patients que je vais probablement mettre en danger, c’est ce qui m’inquiète. Je ne peux pas aller les voir. Pour la tournée de cet après-midi et ce soir, je ne sais pas comment faire. A Plaisir (Yvelines), à 40 km à la ronde, il n’y a rien."

Où trouver de l'essence?

Pour tenter de trouver une station-service ouverte et approvisionnée, plusieurs sites internet et cartes peuvent aider. Comme le site du gouvernement https://www.prix-carburants.gouv.fr/ ou encore https://penurie.mon-essence.fr/w/. Total Energies propose également une carte de toutes ses stations : https://services.totalenergies.fr/stations.

Total prêt à négocier si les blocages cessent

Total Energies est prêt à négocier dès octobre sur les salaires si les blocages cessent... Le groupe a proposé d'avancer au mois d'octobre ses négociations annuelles sur les salaires, seulement si les grèves dans plusieurs raffineries et dépôts de carburants prennent fin.

Total Energies ayant généré 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2022, la CGT demande une augmentation de 10% des salaires pour faire face à l'inflation de 2022.

Une réunion syndicale doit avoir lieu ce lundi matin à 9h30 pour organiser la consultation des grévistes et choisir quelles suites donner au mouvement, mais les responsables syndicaux interrogés dimanche soir appellent à la poursuite du mouvement.

Du coté du groupe américain Esso-ExxonMobil, le syndicat CGT demande lui aussi des augmentations de salaires. Des négociations doivent avoir lieu ce lundi matin avec la direction.

Des élèves privés de car scolaire dans l'Essonne

Situation compliquée au niveau des transports scolaires dans l'Essonne, ce lundi matin. Dimanche soir, la société "Les Cars Bleus" (basée à Milly-la-Forêt) a annoncé via son compte Twitter que certains circuits ville-établissements scolaires ne seraient pas assurés, faute d'approvisionnement en gazoil des cars.

A Méréville, le maire explique que cela concernerait au minimum 600 élèves pour rallier un seul collège. Pour les établissements d’Étampes, sur six ou sept lignes habituellement, seules trois seront assurées.

Carburant: 30% des stations-service en difficulté

Selon les chiffres officiels publiés ce dimanche, 29,7% des stations-service en France manquaient d'au moins un carburant, contre 21% samedi. Les Hauts-de-France sont particulièrement touchés, avec 54,8% des stations concernées. Deuxième région à la peine: l'Ile-de-France, où 44,9% des stations sont en rupture d'au moins un produit, selon le ministère de la Transition énergétique...

Elisabeth Borne promet, tout de même, que la situation va s'améliorer tout au long de la semaine. "Nous avons libéré des stocks stratégiques" de carburants "pour alimenter les stations-service" et "ces livraisons arrivent progressivement", a déclaré ce dimanche la Première ministre, en marge de son déplacement en Algérie. "Les mesures que nous avons prises ont permis d'augmenter les livraisons de 20% par rapport aux flux habituels", a précisé la cheffe du gouvernement, qui suit l'évolution "de très près".

RMC