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Carburants: "On ne voit pas de pénurie arriver", assurent les pétroliers français

Dans "Apolline Matin" ce mercredi sur RMC et RMC Story, Olivier Gantois, président de l'Ufip Énergies et Mobilités, porte-parole des pétroliers en France, assure qu’il n’y a pas de risque de pénurie sur les carburants, alors que des tensions sur l’approvisionnement sont observées dans de nombreuses stations-service.

Des cuves vides et des automobilistes dans l’embarras. Depuis quelques jours, de nombreuses stations-service doivent faire face à des tensions sur l’approvisionnement en carburant. Surtout sur le réseau Total, qui a attiré beaucoup de clients avec sa réduction supplémentaire de 20 centimes par litre. Mais selon les professionnels du secteur, il ne faut pas s’inquiéter. Il n’y a pas de risque de pénurie à grande échelle.

"On ne voit pas de pénurie arriver, du fait des flux d’importation qui ont augmenté de façon considérable, notamment les importations de gazole. De temps en temps, il y a un problème ponctuel. Mais je peux vous garantir que quand on regarde l’ensemble du territoire national, il n’y a pas de pénurie", assure Olivier Gantois, président de l'Ufip Énergies et Mobilités, porte-parole des pétroliers en France, dans "Apolline Matin" ce mercredi sur RMC et RMC Story.

Pas question de toucher aux stocks stratégiques

"Ça coince certainement quand il y a un afflux de clientèle dans certaines stations, confirme quand même Olivier Gantois. On l’a observé notamment chez un distributeur (Total, ndlr). Il faut dire que le différentiel de prix est énorme. C’est 20 centimes alors que d’habitude, le client change de station pour un ou deux centimes. Rapidement, les clients mettaient la station à sec. C’est normal. Et ensuite, ils allaient dans la station d’à côté."

Les grèves en cours chez Total, qui bloquent plusieurs raffineries, ont aussi un impact. Mais pas question de toucher aux réserves. "Les stocks stratégiques, qui représentent à peu près trois mois de consommation en France, sont là pour parer à des crises pétrolières internationales, pas la grève de deux ou trois raffineries, explique le président de l'Ufip Énergies et Mobilités. Peut-être que, pendant quelques jours, ça va être tendu et qu’il faudra aller un peu plus loin pour trouver du carburant. Mais il n’y a pas de pénurie actuellement."

Une hausse des prix attendue

L’autre sujet qui inquiète les automobilistes, c’est le prix à la pompe. Et il faut s’attendre à le voir augmenter. "A la dernière réunion de l’Opep, pour le mois d’octobre, ils ont décidé pour la première fois depuis deux ans et demi de baisser leur production légèrement, 100.000 barils par jour, explique Olivier Gantois. Symboliquement, c’était important. Et à ce moment-là, ça a déjà fait remonter un peu les prix. Là, il est question d’une baisse de la production en novembre qui serait encore plus importante. Les marchés ont déjà réagi puisque le prix du brut a pris 10% depuis qu’il y a eu cette espèce de rumeur."

LP