RMC

Faut-il faire payer le stationnement des deux-roues motorisés?

A partir de ce lundi, à Charenton dans le Val-de-Marne, les deux-roues motorisés devront payer, comme les automobilistes, pour pouvoir stationner dans les rues de la ville.

C'est une première en France. La ville de Charenton dans le Val-de-Marne fait payer depuis ce lundi le stationnement des deux-roues motorisés. 20 centimes pour 20 minutes, 10 euros pour 4 heures sur les 500 places de stationnement de la ville. La ville de Vincennes va elle aussi mettre ce système en place dès mardi.

> Une mesure jugée incompréhensible par Jean-Marc Belotti, coordinateur de la Fédération française des motards en colère à Paris:

"Le deux-roues motorisé, c'est une bonne solution pour fluidifier le trafic en ville. En ville, quand vous voyez une voiture, elle est souvent occupée par une personne, un deux-roues motorisé est aussi occupé par une personne et il est 5 fois plus petit. Vous pouvez garer 3 ou 4 deux-roues motorisés sur un emplacement de voiture, donc ça optimise énormément l'espace. A Paris, il y a 95.000 deux roues motorisés qui circulent tous les jours. Des mairies comme Vincennes ou Charenton arrivent avec du stationnement payant alors qu'aujourd'hui le deux-roues motorisé est un mode de transport à promouvoir dans la mesure où il apporte des solutions".

> A l'inverse, Jean-Baptiste Gernet, adjoint au maire de Strasbourg, trouve l'idée intéressante:

"C'est quand même un sujet, car c'est une nuisance comme le stationnement automobile et le fait de tarifer le stationnement automobile ou des motos, c'est pour mieux l'organiser et l'encadrer, pour permettre la rotation des véhicules. C'est un des outils qui est à notre disposition et qui peut être une éventualité un jour. On a de la chance de ce point de vue, c’est-à-dire qu'il n'y a pas beaucoup de nuisances à cause du stationnement des motos à Strasbourg. On voit des motos dans la ville mais c'est encore résiduel. Ce n'est pas comme à Paris où à chaque bouche de métro, à chaque place, il y a des deux-roues motorisés qui sont garés".

Edouard Dufrasne et Diego Badia (avec P.B.)