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La bataille du rail est lancée: Trenitalia ouvre ses premiers trajets à grande vitesse entre Paris et Lyon

La concurrence à grande vitesse débute officiellement ce lundi avec l'arrivée en France de Trenitalia, la première compagnie a empiéter sur le terrain de jeu de la SNCF.

Trenitalia devient ce lundi la première compagnie à concurrencer la SNCF sur les lignes à grande vitesse. Une concurrence ouverte en décembre 2020, conformément aux règles européennes.

Depuis 9h, il est possible d’acheter des billets Trenitalia pour plusieurs lignes, et d’abord entre Paris et Lyon, sur internet et dans deux boutiques situées à Paris-Gare de Lyon et en gare de Lyon-Part Dieu.

TrenIialia va proposer dans un premier temps deux allers-retours par jour entre Paris et Milan puisque Lyon ne sera pas le terminus de la ligne: chaque jour, les trains s’arrêteront à Lyon Part-Dieu, Chambéry, Modane et Turin. A terme 3 liaisons supplémentaires par jour sont attendues.

Combien les billets vont-ils coûter?

Des billets à partir de 23 euros pour un Paris-Lyon et 29 euros pour un Paris-Milan, le tout "en classe standard" (2e). Pour la classe business, les billets seront en vente "à partir de 29 euros (Paris-Lyon) et 36 euros (Paris-Milan) (1e). Les billets seront en outre gratuits pour les moins de 4 ans et à moitié prix pour les 4-14 ans.

Trenitalia pratique évidemment la modulation des prix selon l’offre et la demande. Sauf pour l’offre premium, dite classe exécutive. Les prix resteront fixes: 139 euros pour un Paris-Lyon et 165 euros pour le Paris-Milan. Dans le billet sera inclus un repas à la carte "servi à la place". 

Est-ce que c’est moins cher que la SNCF ?

Non pas systématiquement. La SNCF propose aujourd’hui des Paris-Lyon à 13, 16 ou 19 euros. Donc Trenitalia va tenter de se distinguer avec d’autres arguments : la modernité de la flotte, des voitures silencieuses pour lire ou travailler ou encore une offre de restauration plus écolo (vegan, sans gluten). Le wifi gratuit est également au programme mais cela dépendra des opérateurs télécom. Globalement, le client sera gagnant au moins sur le service, c’est la vertu de la concurrence.

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Emmanuel Lechypre