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Piétons et cyclistes se mobilisent contre les scooters qui "se croient tout permis"

Un collectif d'associations nommé "Ras le scoot" exprime sa colère envers le comportement et le stationnement sauvage des scooters à Paris et dans plusieurs grandes villes de France.

Piétons, cyclistes, riverains, poussent un coup de gueule contre les deux roues à Paris. Ils viennent de créer un collectif : "Ras le Scoot", qui met en cause, le bruit, la pollution mais surtout les stationnements sauvages et un sentiment d'impunité.

Ils réclament une tolérance zéro pour les stationnements sur les trottoirs, les empiétements de voies de bus et pistes cyclables, la tarification du stationnement des deux roues.

"On ne voit pas pourquoi les automobilistes paieraient leur stationnement et pas eux"

Ils dénoncent un "traitement de faveur des deux roues motorisés". La mairie de Paris conteste et met l'accent sur la lutte qu'elle même contre les "stationnements gênants et dangereux".

Par exemple, sur la place de la Bastille à Paris, sur le trottoir, les passants sont moins nombreux que la cinquantaine de scooters garés illégalement. "Les trottoirs évidemment ne sont pas faits pour ça, c'est très clair, c'est difficile de circuler", déplore Franck-Olivier Torro, le porte-parole de "Ras le Scoot". Il veut moins de deux roues en ville et la fin du stationnement sauvage.

"On ne voit pas pourquoi les automobilistes paieraient leur stationnement et pourquoi les scooters ou les motos ne paieraient pas, eux, leur stationnement"

Une utilisatrice de scooter: "Nous aussi on veut rentrer vivants!"

Le collectif demande à mettre fin à l'impunité. Marylise, une automobiliste effrayée par les deux routes sur la route, acquiesce : "Ils font n'importe quoi parce qu'ils pensent qu'ils peuvent aller où ils veulent, alors que non, il y a un code de la route applicable pour tout le monde".

Le mécontentement légitime pour Flavie, conductrice de scooter. Mais elle assure ne pas avoir le choix, et qu'elle est obligée de rouler sur les pistes cyclables, quand les chaussées sont trop étroites.

"C'est à la mairie de penser qu'il y a des poussettes et des scooters, des voitures et des scooters... Rien n'est fait pour nous ! Nous aussi on a des enfants, et nous aussi on aimerait bien rentrer vivants"

Une cohabitation difficile, qui concerne aussi Montpellier, Marseille, Toulon ou Bordeaux selon le collectif d'associations.

Nicolas Traino (avec J.A.)