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Prix des carburants: combien vont coûter l'essence et le gazole à partir du 16 novembre

Ce mercredi sera marqué par la baisse de la ristourne gouvernementale à la pompe. De 30 centimes par litre, elle ne sera plus que de 10 centimes. Chez Total aussi, la remise diminue.

Fin du cadeau fiscal à la pompe. Comme prévu, l'Etat diminue progressivement la ristourne destinée à pallier aux hausses des prix du carburant, qui coûte près d'un milliard d’euros par mois aux finances publiques. Mercredi, la remise du gouvernement passera ainsi de 30 à 10 centimes par litre à la pompe.

Cette remise de 10 centimes durera jusqu'au 31 décembre 2022, comme l'avait confirmé Bruno Le Marie sur RMC-BFMTV, avant des aides distribuées en 2023 uniquement pour ceux qui "n'arrivent pas à joindre les deux bouts", comme l'a expliqué Gabriel Attal, ministre des Comptes publics.

Une fin inéluctable qui fait que les prix vont mathématiquement augmenter de 20 centimes par litre à partir de mercredi.

"D’une certaine manière, c’était les contribuables qui subventionnaient les gens prenant leur voiture", notait ce lundi sur RMC Philippe Chalmin, professeur à l’université Paris Dauphine et spécialiste des questions d'énergie.

Ainsi, sur la base des tarifs moyens actuels, ce changement ferait passer le SP98 de 1.70 à 1.90 euro le litre, le SP95 de 1.65 à 1.85 euro le litre et le gazole de 1.77 à 1.97 euro au litre en moyenne.

TotalEnergies appliquait une ristourne supplémentaire de 30 centimes, qui passera également à 10 centimes de réduction par litre à partir de mercredi.

Un "emballement" dans les stations avant la fin de la ristourne

Une situation qui créé un emballement à la pompe en ce début de semaine: près de 21% des stations-service qui étaient à sec pour au moins un type de carburant, essence ou gazole, sur un échantillon de 9.900 stations, selon des données officielles analysées par l'AFP.

Un emballement uniquement dû à la fin des remises, avec des automobilistes qui se sont pressés à la pompe, mais aussi au week-end de trois jours, avec un jour d'approvisionnement en moins la semaine dernière", explique à l'AFP Francis Pousse, président des stations-service et énergies nouvelles au sein du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5.800 stations traditionnelles.

J.A.