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Trimestre de 12 semaines pour les élèves de la zone C: "ils sont épuisés d'avance"

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Les élèves de la zone C (académies de Montpellier, Toulouse et l'Ile-de-France) sont rentrés de vacances ce mardi. Il leur faudra attendre 12 semaines avant les vacances d'été. Un trimestre marathon dénoncé par Hervé Le Niger, vice-président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves.

Hervé Le Niger est vice-président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves:

"Pour nous, c'est un trimestre qui est beaucoup trop long pour les élèves. Nous n'avons pas cessé de le dire puisque ce calendrier triennal a été voté en avril 2015 et que l'ensemble du conseil supérieur de l'Education s'est opposé à ce calendrier. Le ministère l'a adopté malgré tout, tout en accédant à notre demande de mettre en place une commission de réflexion. Cette commission devait faire des propositions mais le constat, c'est qu'il y a à chaque fois dans la rotation du calendrier annuel au moins une académie qui est pénalisée. Cette année, c'est la zone C, l'année dernière c'en était une autre, ce n'est pas possible.

Ce trimestre a été concédé aux lobbies touristiques de la neige de manière à ce qu'il y ait une occupation la plus forte possible des territoires économiques touristiques à la montagne. On peut l'entendre sur un plan économique mais ce n'est pas du tout acceptable pour nous, parents d'élèves. Pour les gosses, 12 semaines, ce n'est pas possible, ils sont épuisés d'avance.

"Une course de fond pour arriver à une période d'examen"

12 semaines, c'est très lourd. C'était le cas l'an dernier pour d'autres académies et la commission qui avait travaillé sur le calendrier n'a pas abouti à beaucoup plus.

Cela va de soi que 12 semaines sans pause, même avec quelques ponts, c'est tout à fait épuisant. En plus, n'oublions pas qu'à la fin de ce trimestre les élèves passent le brevet ou le bac, donc c'est une véritable course de fond pour arriver à une période d'examen. Ce n'est donc pas sûr qu'ils arrivent aux examens dans les meilleures conditions.

La seule chose sur laquelle il faudrait réfléchir, c'est la longueur des vacances d'été. Mais ça, le Medef ne tient pas à y réfléchir. Les enseignants n'y sont pas toujours favorables.

Il n'y a plus de famille, même parmi les plus aisées, qui peut partir plus d'un mois en vacances. Et il faut occuper les enfants plus de deux mois pendant l'été, c'est très compliqué. Par ailleurs, sur le plan des apprentissages, on sait que les vacances d'été sont beaucoup trop longues et nuisent à l'apprentissage".

Propos recueillis par Paulina Benavente