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Suppression de la réserve parlementaire: ce club de pétanque va devoir augmenter ses cotisations

La question de la suppression de la réserve parlementaire revient à l'Assemblée nationale, ce lundi. La question sera définitivement tranchée mercredi.

Alors que députés et sénateurs ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, le texte sur la suppression de la réserve parlementaire sera de nouveau examiné par les locataires du Palais Bourbon qui auront le dernier mot. Et les députés sont majoritairement favorables à la disparation de cette enveloppe que les parlementaires distribuent aux communes ou aux associations de leur choix.

Ainsi, en 2016, ce sont 146 millions d'euros qui avaient été distribués soit 130.000 euros environ pour chaque député. Un vrai coup de pouce financier pour les petites communes et les associations qui risquent de se retrouver pénalisées.

Le club de pétanque de Nice impacté

Exemple à Nice où les clubs de pétanque de la ville pourraient perdre une manne attendue chaque année. Ces clubs installés dans des structures municipales dépendent beaucoup de cette réserve parlementaire pour fonctionner.

Le club bouliste de la vieille ville est un lieu d'échange et de partage pour Geneviève, 90 ans, qui "pour ne pas rester à la maison" vient tous les jours aux boules: "Je me suis fait beaucoup d'amis, ça permet d'être moins isolée et c'est très convivial", explique l'octogénaire.

"On va devoir augmenter les boissons"

Si la réserve parlementaire venait à être supprimée, le club pourrait retirer certaines activités mais aussi augmenter ses tarifs comme l'explique le président, Jean-Pierre Asso:

"Ces 1500 euros qu'on recevait, ça représente environ un quart du budget annuel. S'il n'y a plus de réserve parlementaire, on aura plusieurs pistes: augmenter les cotisations ou les boissons et ça un impact sur toutes les personnes qui viennent dans ce club."

"Une fois de plus les plus faibles qui sont touchés"

Cette probable suppression est également dénoncée par des élus locaux comme le député niçois Rudy Salles:

"Il y avait une utilité concrète. Moi, j'avais pris le pari de soutenir de toutes petites associations qui ne reçoivent aucune subvention et qui ont de tous petits budgets. On va mettre fin à ce système et cela va toucher, une fois de plus, les plus faibles", déplore l'élu Les Républicains.

Pour tenter d'obtenir de nouvelles subventions, les associations pourraient se tourner vers les collectivités locales déjà fortement impactées par la baisse des dotations de l'État.

Elodie Messager (avec Arthur Blanquet)