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Syrie: la mère d'un jihadiste engage une action contre l’État français

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- - JM Lopez - AFP

La mère d'un mineur niçois parti faire le jihad en Syrie a engagé une action contre l’État français. Elle accuse les autorités de n'avoir rien fait pour empêcher le départ de son fils.

La colère d'une mère dont le fils est parti faire le jihad en Syrie. Nadine avait signalé le possible départ de son fils Bryan au commissariat, mais les policiers ne l'ont selon elle, "pas prise au sérieux". Bryan, 16 ans à l'époque, est parti de Nice fin décembre dernier. Après avoir quitté le domicile familial, il s'est rendu enquite en Syrie, via la Turquie, avec trois autres jeunes (dont deux mineurs). Dès son départ, et alors qu'il était encore en France, sa mère a pourtant multiplié les courriers au ministère de l'Intérieur et à la Garde des sceaux, mais elle n'a eu aucune réponse. Il y a un mois elle a décidé d'engager une action contre l'Etat, et a déposé un "recours préalable", un acte administratif, qui elle l'espère, montrera que "la France est coupable" dans le départ de son fils.

"Ils n'ont rien fait pour empêcher le départ de mon fils"

"Ce que je regrette c'est qu'ils n'ont rien fait pour empêcher le départ de mon fils, explique-t-elle sur RMC. Il était encore en France quand je l'ai signalé. Ce n'est pas normal qu'un jeune mineur parte (là-bas) avec sa carte d'identité. Quand j'essaie d'avoir des renseignements, ils me passent de service en service. Les mois passent, et moi tout ce que je demande c'est qu'on me ramène mon fils".

En Syrie "pour apprendre la religion comme il faut"

Invitée ce jeudi de Jean-Jacques Bourdin, Nadine raconte : "Mon fils m'appelle de temps en temps. Il me dit qu'il va bien, de ne pas m'inquiéter. Je ne pense pas qu'il se bat. Lui me dit qu'il est parti là-bas pour apprendre la religion ''comme il faut, pas comme en France''. Il m'a envoyé des photos de lui là-bas. Il est en danger, c'est un pays en guerre. Je ne veux plus qu'il y ait des jeunes comme Bryan qui partent en Syrie".

P. G. avec Guillaume Chièze et Jean-Jacques Bourdin