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Gants autonettoyants, t-shirt avec masque intégré: on a testé les vêtements anti-Covid-19

C'EST DEJA DEMAIN - Chaque matin, RMC fait le point sur les nouveautés high-tech.

Un vrai défilé de mode. Certaines start-ups commencent à développer des vêtements anti-virus, comme cette paire de gants, mise au point par une entreprise basée du côté de Mulhouse, Spinali Design.

Il ne s'agit pas des gants chirurgicaux, mais bien en tissu noir, plutôt esthétiques. Leur particularité: ils sont "auto-décontaminant". Autrement dit, s’ils sont souillés par le virus, ils se nettoient tous seuls au contact de la lumière du jour.

En fait, le textile a été traité au dioxyde de titane: au contact de rayons UV, le tissu va détruire tous les agents pathogènes à sa surface, Covid évidemment, mais aussi tous les autres virus et bactéries. En plein soleil, il faut ainsi quelques secondes, - sous la grisaille plutôt une heure -. Cela fonctionne évidemment avec de la lumière artificielle.

Bonus: le tout est couplé à une application qui vous indique sur votre smartphone quand ils sont complétement désinfectés. Pas mal, donc, pour les paranos du métro ou ceux qui n’osent plus toucher une poignée de porte, taper un code au distributeur ou faire les courses au supermarché. Et puis bien sûr pour les professionnels, dans l’hôtellerie, la distribution, le tourisme...

"Jean antivirus"

Il s'agit donc d'une bonne illustration de ces nouveaux textiles anti-virus qui sont en train d’arriver sur le marché. Et les grandes marques sont en train de s’en emparer... La marque de jeans Diesel, par exemple, s’est alliée avec une start-up suédoise, Polygiene, pour sortir des "jeans antivirus": le textile est recouvert d’un revêtement spécial censé supprimer 99% de l’activité virale...

Mais, là où ces textiles vont avoir de l’intérêt, c’est aussi sur les masques, qui ne sont plus seulement passifs, mais qui deviennent actifs, capables de filtrer mais aussi de détruire le virus qui se serait déposé à la surface parce qu’on l’a touché avec des doigts sales par exemple. C’est ce que fait une start-up marseillaise, Proneem.

Il s'agit de masques en coton dont le textile a été traité pour supprimer les agents pathogènes (d’ailleurs, on en utilise de plus en plus dans les hôpitaux, sur les poignées de porte, les rampes d’escalier): on va utiliser une solution à base de cuivre, un matériau biocide, qui a la propriété de détruire la quasi-totalité des micro-organismes...

Fini donc les 4heures maximum d'utilisation d’un masque classique. L'objectif est de les vendre dans les bureaux de tabac et les pharmacies dans les jours qui viennent, pour moins de 5 euros...

Un t-shirt spécial

Ici, rien en apparence, ce t-shirt est tout à fait normal... Il n’est pas antivirus pour le coup. Mais à un petit détail près: il y a un masque intégré. En fait, vous avez un masque cousu à l’intérieur du col, qui s’intègre au vêtement. Rien de technologique, rien de connecté, mais juste une idée assez ingénieuse. C’est une petite start-up qui s’appelle LinkedWear qui a mis ça au point. Pas mal pour tous les têtes en l’air. Par contre, ne pas oublier de changer de t-shirt tous les jours... 

Anthony Morel