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Internet: comment protéger les mineurs contre les contenus violents et pornographiques ?

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Les enfants ont de plus en plus accès à internet et ses contenus parfois violents ou pornographiques. Alors comment protéger efficacement les mineurs contre ces dangers ? Réponse avec nos experts du week-end.

Cette semaine le gouvernement par la voix de Mounir Mahjoubi a annoncé des pistes pour protéger les mineurs face aux contenus inappropriés sur le web. Première idée, le tiers de confiance qui permettrait à un tiers de valider la majorité des internautes. Problème, partager ces informations pourrait poser de graves soucis en cas de cyber-attaque, assure Justine Atlan, directrice de l’association e-enfance qui lutte contre le cyber-harcèlement et les dangers d’internet.

"Cela pose cependant le problème de données personnels. Imaginons qu’on pirate un fichier de site pour adultes ça risque d’être compliqué de voir votre nom étalé sur la place publique on l’on pourrait par exemple savoir combien de temps vous allez sur un site pornographique", explique-t-elle.

Un moteur de recherche pour les enfants

Alors comment protéger efficacement les enfants ? Pour éviter que les recherches faites sur internet envoient des mineurs vers des contenus inappropriés, le moteur de recherche Qwant, a développé une version pour les plus jeune, baptisée Qwant Junior: "Qwant junior c’est pour les 6-12 ans. L’idée c’était d’enlever les contenus adultes, et enlever les contenus violents. On a lancé Qwant junior juste après les attentats du 13 novembre. En cherchant des sujets en rapport avec ça on avait la Tour Eiffel et sur les autres moteurs de recherche des morts dans les rues", explique Eric Léandri, co-fondateur du moteur de recherche.

"Il faut poser des règles"

Concernant les smartphones, que les enfants convoitent de plus en plus jeune, Justine Attlan préconise d’établir des règles avant d’en acheter: "Il faut réfléchir au cadre dans lequel on accepte que l’enfant l’utilise à la maison. Il faut poser des règles : 'tu l’utilises tant de temps par jour, tu le laisses avant d’aller à table, je le récupère quand tu vas te coucher'. Il faut poser un cadre sinon on se fait déborder. Si les parents ne limitent pas l'enfant, il ne le fera pas de lui-même", tonne-t-elle.

Pour Eric Léandri, l'alternative se trouve peut-être dans des smartphones dédiés: "Il y a des smartphones qui ont été adaptés pour les enfants. Il va y avoir du contrôle parental déjà installé. Sinon sur des smartphones classiques, on peut installer tout un tas de choses pour contrôler ce que les enfants peuvent télécharger et utiliser sur leur outil", explique-t-il.

Les experts (avec G.D.)