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Mails, téléphone... 60% des cadres aimeraient un réel droit à la déconnexion

Les cadres veulent déconnecter: RMC vous dévoile un sondage Viavoice pour UGICT-CGT. 60% des cadres aimeraient que leur droit à la déconnexion soit effectif afin de préserver leur santé et leur vie privée.

Les cadres veulent déconnecter. RMC vous dévoile ce matin un sondage Viavoice pour UGICT-CGT. Avec ce chiffre: 60% des cadres aimeraient que leur droit à la déconnexion soit effectif. Afin de préserver leur santé et leur vie privée. Ce chiffre est en hausse de 3 points par rapport à 2018.

Car depuis le 1er janvier 2017, une loi introduit un "droit à la déconnexion". Les entreprises ont donc le devoir de mettre en place des instruments de mesure de l'outil numérique.

Sur le papier cette loi incite les entreprises à favoriser ce droit à la déconnexion, elle est dans les faits que très peu appliquée.

Car certains cadres ont rarement l'occasion de se déconnecter sur leur temps de repos. A Montreuil, Siméon est ingénieur informatique et checker ses mails est devenu une habitude.

"Quand je n'avais rien à faire, je l'ai fait une fois et c'est devenu normal. C'est comme aller sur Facebook ou lire un article sur internet pour moi."

Trois quarts des cadres consultent leur messagerie professionnelle sur leur temps personnel

Pour faire face à ce problème récurrent, Vincent Gautheron, responsable national de la CGT des ingénieurs cadres et techniciens, aimerait s'inspirer de ce qui se fait à l'étranger.

"Mercedes en Allemagne a par exemple mis en place une assistance bureautique. Quand un mail est envoyé à un salarié qui n'est pas disponible, l'éditeur du mail est informé du fait que son mail a été détruit et qu'il faut qu'il s'adresse à une autre personne ou qu'il réenvoie son mail à partir d'une date déterminée."

En France, trois quarts des cadres consultent leur messagerie professionnelle sur leur temps personnel. 

Romain Cluzel et Alexandre Distel (avec J.A.)