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Valérie Pécresse (LR): "Les propos de Bartolone sont abjects, j'ai honte pour le PS !"

Invitée ce vendredi d'RMC, la tête de liste Les Républicains en Ile-de-France a une nouvelle fois dénoncé "les propos abjects" de son rival socialiste Claude Bartolone, qui l'a accusée de défendre "la race blanche", et promis de casser les ghettos de Seine-Saint-Denis.

Valérie Pécresse, tête de liste Les Républicains en Ile-de-France, n'a toujours pas digéré les propos de son rival socialiste Claude Bartolone, l'accusant mercredi de défendre " la race blanche". Tollé (quasi) général, et dépôt de plainte à venir de la candidate de droite. "C'est abject, et j'ai honte pour le PS, a déclaré ce vendredi Valérie Pécresse chez Jean-Jacques Bourdin. J'ai demandé à Manuel Valls de condamner ces propos, il ne l'a pas fait, mais je remarque qu'Emmanuel Cosse (tête de liste EELV), elle, a pris ses distances".

"Claude Bartolone a ruiné la Seine-Saint-Denis"

Ce dérapage de Claude Bartolone illustre une fin de campagne plus que tendue entre les deux rivaux, au coude-à-coude pour remporter la région, dimanche, au second tour des régionales. Car dans le camp de Valérie Pécresse, aussi, on a pu montrer les dents, dénonçant le "système Barto" en Seine-St-Denis. "Ce que nous dénonçons c'est la gestion de la Seine-St-Denis de M. Bartolone, une gestion qui a abimé et ruiné (le département)", souligne Valérie Pécresse, rapport de la Chambre régionale des comptes à l'appui (qui avait notamment souligné "le manque de fiabilité et de transparence" des comptes du département, sans parler toutefois de "ruine" comme le fait Valérie Pécresse, mais plutôt de situation financière "préoccupante", NDR).

La tête de liste Les Républicains a ensuite assuré qu'elle favoriserait la mixité sociale : non, si la droite arrive aux affaires, les départements les plus riches (Hauts-de-Seine, Yvelines) prendront leur part dans la construction de logements sociaux. "Je veux que la loi (SRU, qui oblige les communes à se doter de 25% de logements sociaux) s'applique et elle s'appliquera à toutes les communes, de droite comme de gauche", promet-elle sur RMC. "Il faut arrêter de faire du logement social sur du logement social. La mixité sociale c'est dans les deux sens, et nous ne financerons plus de logements très sociaux là où il y en a déjà 30%".

"La loi sur les logements sociaux s'appliquera partout"

Valérie Pécresse veut par ailleurs se servir du levier "logement" pour "briser les ghettos". "Une de mes mesures phares, c'est de proposer que les logements sociaux de ma région, attribués aujourd'hui dans des conditions opaques, soient attribués en priorité aux professeurs qui s'engageraient à aller enseigner pendant cinq ans dans des établissements en pénurie, car il y a aujourd'hui en Seine-Saint-Denis des ghettos où les profs ne veulent plus aller enseigner. Ces ghettos nous allons les briser avec les élus de la droite et du centre". Et avec les élus de gauche aussi ? "Oui", corrige Valérie Pécresse.

Dans son duel avec Claude Bartolone, la tête de liste de la droite en Ile-de-France rappelle que "chaque voix va compter" dimanche, et rejette par ailleurs l'idée que ces régionales marquent l'échec de la classe politique. "Ces régionales vont sonner l'arrivée d'une nouvelle génération au pouvoir", estime Valérie Pécresse, qui assure: "Je serai une femme libre". Et présidente de région ?