RMC

Ce qu’il faut retenir du baromètre de l’artisanat 2017 ISM / MAAF

-

- - -

Le baromètre de l’artisanat 2017 ISM \/ MAAF vient de paraître: plus que des chiffres, il présente les indicateurs d’un secteur qui vit avec son temps. En effet, chaque année, de vraies tendances se confirment et reflètent les évolutions économiques et sociales du secteur. En 2017, si les chiffres de la création d’entreprises artisanales se portent plutôt bien (+1%), les formes juridiques choisies présentent différentes évolutions amorcées en 2015. La transmission-reprise, quant à elle, rencontre quelques freins, et seule une entreprise sur trois est cédée à un repreneur.

- contenu RMC partenaire -

Entrepreneuriat rime toujours avec artisanat ! Un créateur d’entreprise sur quatre est artisan. Avec 155.200 créations ou reprises d’entreprises artisanales en 2017, la dynamique entrepreneuriale est stable pour la troisième année consécutive, +1% en un an, elle représente 26 % des créations. Les secteurs des services sont les plus dynamiques, puisque respectivement en hausse de 4%. Les créations d'entreprises de fabrication progressent malgré une évolution en dents de scie sur les dernières années.

Qui cherche à transmettre ne trouve pas toujours… La création d’entreprise prime sur la reprise : dans neuf cas sur dix, les entreprises artisanales sont créées ex nihilo ; seul un créateur sur dix rachète une entreprise déjà existante. Dans les faits, la transmission d'entreprise ne concerne qu'une entreprise sur trois, mais la probabilité de transmission augmente avec la taille de l’entreprise. Les taux de transmission varient également selon l'activité : ils sont plus faibles dans l'artisanat du BTP, mais élevés dans les activités de l’Alimentation.

Le régime micro-entreprise perd en attractivité. La création d’entreprises artisanales est en hausse d’1% mais certaines formes juridiques subissent un désintérêt au profit d’autres plus attractives. Ainsi, le nombre de créations de micro-entreprises vient d’atteindre son niveau le plus bas depuis sa création en 2009 même si une installation sur quatre se fait encore sous ce régime. En revanche, les formes juridiques comme la SAS ou la SASU voient leur succès grandir : à l’origine de cet engouement, le fait que les dirigeants d’entreprises de ce type profitent d’un régime assimilé salarié.

-
- © -
Avec RMC Partenaire