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Abdelghani Merah: "le salafisme devrait être interdit en France"

Le frère aîné de Mohamed Merah était l'invité ce mardi des Grandes Gueules, après avoir terminé sa marche contre la radicalisation, qui l'a vu parcourir la France pendant 39 jours. Il a raconté comment son frère a basculé dans l'horreur.

De retour de sa marche contre de 39 jours à travers le pays contre la radicalisation, Abdelghani Merah, frère aîné de Mohamed Merah, était l'invité des Grandes Gueules ce mardi. Il y a cinq ans, Mohamed Merah tuait trois enfants et trois adultes juifs ainsi que trois militaires à Toulouse et dans sa région. "Cinq ans après, je voulais que la France se réveille et prenne conscience du danger qui frappe à nos portes. Et surtout le danger que représentent les prédicateurs islamistes, comme Olivier Corel, qui a volé le cœur et le cerveau de Mohamed Merah et de beaucoup d'autres. On oublie aussi les rabatteurs… Toutes ces personnes travaillent la jeunesse française en toute impunité, en particulier dans les quartiers populaires", a-t-il dénoncé. Abdelghani Merah qui estime que "le salafisme devrait être interdit en France".

"Eduqué dans la haine du juif"

Si les prédicateurs, comme Olivier Corel, surnommé "l'émir blanc", a pu faire basculer son frère dans la folie meurtrière, Abdelghani Merah estime qu'il y avait à travers l'éducation familiale "un terreau favorable". "Nos parents ont essayé de nous éduquer dans la haine du juif, dans le post-colonialisme. Mohamed a grandi avec ça, puis c'est la rue, la violence qui l'ont éduqué. Là-dessus sont arrivés le salafisme, et les prédicateurs ont trouvé une bombe à retardement. Ils ont été le détonateur".

Lui explique qu'il a pu échapper à cette dérive parce qu'il était "l'aîné". "J'ai vu ce que pouvait faire cette doctrine avec le FIS (Front islamique du Salut) en Algérie, j'ai vu qu'ils étaient dangereux. J'ai aussi eu la chance de grandir dans une France plus sociale, avec une police de proximité, avec une Education nationale composée de profs qui se bagarraient beaucoup plus qu'aujourd'hui pour les élèves en difficulté".

P. Gril avec les GG