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Au nom de la Terre: C'est un film sur une petite histoire agricole qui raconte la France agricole

Ce mardi, c'est le réalisateur et journaliste Edouard Bergeon qui passait le Grand Oral des GG. Son film, Au nom de la terre, sort ce mercredi sur les écrans.

C'est un film hommage qu'a réalisé Edouard Bergeon. Hommage à son père agriculteur, qui a largement inspiré l'histoire du long métrage Au nom de la terre, qui sort le 25 septembre sur les écrans. Un père qui s'effondre peu à peu sous les dettes et s'enfonce dans la dépression.

Dans ce film Edouard Bergeon veut raconter le système qui broie les agriculteurs et retrace "une petite histoire agricole qui raconte la France agricole".

Le réalisateur dénonce un système productiviste obsolète, qui isole les agriculteurs: "Je raconte comment un système coopératif, banquier vous pousse à investir dans votre bâtiment et derrière, on vous apporte des animaux, des aliments et puis on vous reprend tout. Et la variable d'ajustement dans ce système, c'est l'humain".

"Il faut que le système change"

Edouard Bergeon appelle à un changement de système: "Il faut que le système change, même dans les enseignements. On est toujours sur le même modèle de cogestion dans un microcosme, avec de gros lobbies derrière".

Un changement de fonctionnement dont doivent aussi s'emparer les consommateurs:

"Si le consommateur veut acheter peu cher ses aliments, c'est un choix de société. La nourriture représente 11-12% du panier des consommateurs et personne n'a de problème pour acheter des smartphones. Sauf que notre assiette, c'est notre santé. Demain, une personne sur trois sera atteinte d'un cancer".

Et de dénoncer une forme d'"agribashing": "Aujourd'hui, on veut clouer les agriculteurs au pilori. Les aides de Bruxelles sont des aides compensatoires. Les matières agricoles ne sont pas payées plus cher qu'il y a 40 ans. Le lait vaut le même prix qu'à la fin des années 70, c'est quand même dingue".

Paulina Benavente