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Beauvau de la sécurité: Les policiers ne demandaient pas ça, ils demandent des actes

Le "Beauvau de la sécurité", grande concertation nationale consacrée à la police et la gendarmerie annoncée par Emmanuel Macron, a été lancée ce lundi et durera jusqu'en mai.

Syndicats policiers et représentants de la gendarmerie avaient rendez-vous ce lundi au ministère de l'Intérieur pour le lancement du "Beauvau de la sécurité". Cette grande concertation avait été annoncée par Emmanuel Macron le 8 décembre dernier en pleine polémique sur les violences policières. Le but: "améliorer les conditions d'exercice" des forces de l'ordre et "consolider" leurs liens avec les Français.

Une concertation qui laisse nos GG sceptiques. "Ça permet surtout aux hauts fonctionnaires, aux comités, aux commissions de justifier leurs salaires mirobolants. Il a servi à quoi le livre blanc de la sécurité? On a une armada de hauts fonctionnaires qui a mis un an à l'écrire, à faire un diagnostic. De toute façon les flics seront déçus à la fin", juge Barbara Lefebvre.

"Le diagnostic, ça fait longtemps qu'il est posé"

Selon notre enseignante GG, "On le sait: ce dont la police a besoin c'est de moyens et de formation. Les policiers ne demandaient pas ça, ils demandent des actes. Le diagnostic, ça fait longtemps qu'il est posé".

Deux des trois principaux syndicats policiers –Alliance et Unsa-Police- avaient d'ailleurs annoncé jusqu'à présent boycotter ce rendez-vous pour finalement faire marche arrière après que Gérald Darmanin a accepté leurs conditions, notamment sur la "réponse pénale" ou sur des mesures sociales comme la gratuité des transports pour les policiers.

Les conclusions de ces échanges doivent servir de base à la future loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) prévue en 2022.

P.B. avec AFP