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"C'est de la folie de débrancher un car-régie!": les "Grandes Gueules" reviennent sur l'interruption de l'émission de vendredi

Une manifestation d'une cinquantaine de personnes a perturbé le cours de l'émission des GG vendredi à Béziers causant son interruption à 10h20 au lieu de midi. Des manifestants ont notamment débranché le car-régie, menaçant l'intégrité physique de nombreuses personnes sur place.

L'émission des Grandes Gueules, délocalisée à Béziers dans le cadre du "Tour de Gaule" des GG en vue des municipales, a été interrompue après 1h20 de direct vendredi. Une manifestation se déroulait devant le restaurant, ce qui a perturbé le déroulement de l'émission. Insultes, tensions, jet d'engins pyrotechniques... Et finalement l'intégrité physique du public et des techniciens du car-régie a été menacée. Alain Marschall est revenu ce lundi sur ce moment de tension qui a causé l'interruption de l'émission.

"Un car-régie, c'est alimenté par des grosses prises électriques qui charrient 1.200 volts. Ils l'ont débranché au milieu, pas à la prise terminale. Et il y en a un qui se l'est enroulé autour de la jambe en disant à notre chef technique: 'Si tu viens me l'enlever je te casse la tête'. Comme on a un chef de production conscient du (danger) de ce qu'il se passait, mais il a quand même pris le risque d'attraper le câble et de le rebrancher en regardant la personne dans les yeux qui n'a pas bougé. On était dans l'intimidation et dans le risque. On était dans le risque de créer un arc électrique ce qui aurait été gênant."

Il a pourtant été proposé aux manifestants de participer à l'émission pour s'exprimer à 11h30 mais ont refusé tout dialogue et voulaient intervenir immédiatement. 

"Les GG en plateau ce jour-là n'étaient pas des gens qui étaient dans la défense de la réforme, au contraire"

"D'ailleurs on ne sait pas ce qu'il veulent vraiment, ce n'est pas très ordonné. Ca ne fait pas avancer la cause c'est contre-productif", estime Olivier Truchot.

Etienne Liébig était également sur place et s'il explique qu'il ne faut pas "dramatiser" l'affaire, il y a plusieurs points fâcheux à noter. 

"Très honnêtement je pense qu'il y a une erreur de ciblage. Les GG en plateau ce jour-là n'étaient pas des gens qui étaient dans la défense de la réforme, au contraire. Qu'est-ce qu'on fait ? On ne parle plus ? On ne sort plus ?"

"C'est de la folie de vouloir débrancher un car-régie (...) Ce qui me gêne c'est qu'on a toujours eu une parole absolument libre dans cette émission", note de son côté l'avocate Marie-Anne Soubré, elle aussi ayant des revendications concernant la réforme des retraites qui impacterait fortement sa profession.

L'agriculteur Didier Giraud y voit quant à lui la dérive des réseaux sociaux et du durcissement du mode d'action social depuis la crise des "gilets jaunes".

J.A.