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"C'était le 14-Juillet de la honte", déplore le député RN Sébastien Chenu sur RMC

Le député du Rassemblement national, Sébastien Chenu, regrette que ce moment d'unité nationale ne se soit pas passé comme prévu entre débordements de casseurs, arrestations politiques de "gilets jaunes" et liesse des Algériens sur les Champs.

Les Champs-Elysées ont de nouveau étaient très agités dimanche. Alors que les manifestations de gilets jaunes y ont été interdites ces derniers mois, la "plus belle avenue du monde" a de nouveau été le théâtre de violences en marge des célébrations du 14-Juillet.

Des dizaines de "gilets jaunes", qui ne portaient pas de chasuble fluo, ont occupé le haut de l'avenue. De nombreuses barrières métalliques ont été mises à terre au milieu de la chaussée, des poubelles incendiées, conduisant les forces de l'ordre à riposter en tirant des grenades lacrymogènes.

"J’ai trouvé que ce 14 juillet ne correspondait en rien à l’idée que je me fait de l’unité de notre nation"

Une situation qu'a dénoncé Sébastien Chenu, député RN du Nord, dans Les Grandes Gueules sur RMC ce lundi matin. "C’était le 14 juillet de la honte", a-t-il résumé. "J’évacue bien sûr les militaires qui ont été comme d’habitude à la hauteur de la fierté française."

L'élu national a dressé la liste des griefs qu'ils l'ont frappé durant cette journée pas comme les autres.

"Entre le matin les huées, je trouve que c’est honteux de huer le président un 14 juillet. C’est un moment d’unité nationale. Le cassage des Champs par les Black-blocs, pas du tout anticipé, alors qu'ils ont visiblement fait ce qu’ils souhaitaient. La mise en garde à vue d’opposants politiques qui sont ressortis sans charge contre eux, on les a mis en garde à vue pour des raisons strictement politiques. Et à la fin de la journée la marée de drapeaux algériens sur les Champs, qui se termine par des heurts… Je rajoute un ministre qui nage entre autres dans les affaires positionné juste derrière le président (De Rugy ndlr). J’ai trouvé que ce 14 juillet ne correspondait en rien à l’idée que je me fait de l’unité de notre nation."
James Abbott