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Débat d'entre-deux-tours: "le meilleur débatteur n’est pas toujours le meilleur président de la République"

Ce mercredi aura lieu le débat de l’entre-deux-tours, opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron. Une opposition de style qui n’est pas vraiment signifiante pour la Grande Gueule Etienne Liebig, qui estime que ce n’est qu’un exercice de communication.

"Vous n’avez pas le monopole du cœur", "Moi, président de la République", "l’homme du passif", "Monsieur le Premier ministre"... Ces formules sont entrées dans l’histoire de la politique française pendant le débat d’entre-deux-tours. Les deux finalistes de l'élection présidentielle s'affrontent ce mercredi soir lors d'un débat qui s'annonce animé, voire agité. Dans ce théâtre, tout en postures et formules, c’est la première fois que le parti d'extrême droite est protagoniste d'un tel duel, qui plus est face à un candidat hors parti. Pourtant ce moment souvent marquant dans l’histoire de la politique française ne plait pas à la Grande Gueule Etienne Liebig. Il estime que ce n’est que du spectacle et qu'il n'est pas révélateur de la façon qu’auront les candidats de gouverner. 

"Je trouve qu’il y a un piège dans ces débats, qui est que le meilleur débatteur n’est pas automatiquement le meilleur président de la République. Nicolas Sarkozy a donné une leçon de calme à Ségolène Royale alors qu’il n’est pas le modèle de l’homme le plus calme. Chacun travaille avec ses conseillers pour savoir quelle attitude adopter, et chacun va essayer de changer son image".

Pour la Grande Gueule, les candidats s’efforceront d’aller dans le sens contraire de ce que pensent les Français de leur caractère. "Marine Le Pen, qui a tendance à monter dans les tours et à devenir agressive, va essayer de montrer qu’elle a une stature présidentielle, qu’elle peut se calmer. Ça ne va rien montrer de ce qu’elle sera si elle est présidente. Quand à Emmanuel Macron, on lui reproche son côté effacé, alors il va essayer de cartonner pour exister, ce qui ne dit rien du tout de la personne qu’il sera s’il est élu. Ce mercredi, nous avons un exercice de communication pur. Il doit montrer la capacité d’une femme et d’un homme à garder leur concentration pendant deux heures, afin de ne pas se laisser emporter par leurs émotions. Pour le reste, les programmes nous les avons sous les yeux, on les connait. Ce n’est pas sur les programmes que ce débat va marquer, c’est sur le spectacle".

Les Grandes Gueules avec A. B.