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Dubitative face aux nouvelles mesures anti-Covid-19, Marion Maréchal estime que ça devient complètement illisible

Invitée des "Grandes Gueules", Marion Maréchal a pointé du doigt la gestion du gouvernement avec cette épidémie et regrette que les restaurateurs soient les premiers touchés par ces nouvelles mesures.

Ce mercredi, le ministre de la Santé a annoncé de nouvelles mesures restrictives à la vue de l’augmentation du nombre de cas positifs au coronavirus. À Marseille, bars et restaurants vont devoir fermer ce samedi. À Paris et dans plusieurs autres villes, ils devront baisser le rideau à partir de 22 heures. Les salles de sport aussi, sont concernées par ces nouvelles mesures et devront fermer jusqu’à nouvelle ordre.

"L'impression de vouloir faire oublier les errements qui ont eu lieu au moment du pic de la crise"

Des mesures qui laissent "dubitative" Marion Maréchal. Invitée des "GG", elle avoue marcher "sur des œufs parce que j’ai l’impression qu’il y a un sanitairement correct qui s’est invité dans le débat. Il est très difficile de rompre le consensus et on a l’impression qu’il faut toujours plus adhérer à des mesures de plus en plus drastiques au prétexte de la minimisation du risque".

"Moi, je ne vous cache pas que je suis plutôt dubitative, avoue-t-elle. Je ne suis pas médecin ni spécialiste mais quand je confronte l’espèce de couse à l’échalotes de mesures de plus en plus contraignantes et en parallèle les chiffres factuels des taux de réanimation et de mortalité, j’ai un peu le sentiment d’impression de vouloir faire oublier les errements sur les manquements graves qui ont eu lieu au moment du pic de la crise".

"J’ai un autre sentiment assez désagréable, c'est qu’on n’est pas plus préparés aujourd’hui qu’on ne l’était véritablement il y a 6 mois"

Sa crainte la plus importante est celle que le gouvernement n'a pas appris de ses erreurs de la première vague. C'est en tout cas ce qu'elle explique.

"J’ai un autre sentiment assez désagréable, c'est qu’on n’est pas plus préparés aujourd’hui qu’on ne l’était véritablement il y a 6 mois. Mais, a-t-on le sentiment d’une organisation réelle sur la gestion de ces tests, je n’en suis pas sûre vu les délais et vu les afflux. Dans la gestion de l’organisation de nos hôpitaux, je n’en suis pas sure non plus. Dans la manière dont on gère nos frontières et les entrées des personnes étrangères potentiellement contaminées, je n’ai pas le sentiment non plus".

"Ça devient complètement illisible. J’ai un peu de mal à adhérer à tout ça"

Pour l'ancienne députée, les sanctions envers les restaurateurs ne sont pas justifiés. "J’ai du mal à comprendre pourquoi soudainement on laisserait entendre que les restaurateurs pourraient être responsables des contaminations. Objectivement, je pense que la plupart des restaurateurs ont respecté les protocoles - pour le moins absconds - de manière tout à fait exemplaire".

"Qu’est-ce qui fait qu’à 20h50 ce n’est pas dangereux et qu’à 22 heures ça le devient ? Maintenant il y a une course aux couleurs avec du rouge, de l’écarlate, du fuchsia… ça devient complètement illisible. J’ai un peu de mal à adhérer à tout ça".

Maxime Trouleau