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Francis Lalanne sur RMC: "Je suis victime d'un véritable lynchage médiatique"

Moqué sur les réseaux sociaux pour sa chanson et son clip sur les réfugiés, Francis Lalanne a dénoncé ce vendredi dans les Grandes Gueules "le dénigrement devenu vertu".

C'est un Francis Lalanne en colère qui est intervenu ce vendredi dans les Grandes Gueules pour dénoncer ce qu'il appelle "un lynchage médiatique". Depuis que le clip de sa chanson Ouvrir son coeur, est ressorti sur Youtube après la diffusion de la photo du corps du petit Aylan, le chanteur est moqué sur les réseaux sociaux.

Il est d'abord revenu sur l'incompréhension qu'a suscitée sa chanson, qui n'a pas été écrite au moment de la diffusion de la photo d'Aylan, mais en 2003, à l'époque de la crise des réfugiés à Sangatte, près de Calais. Le chanteur a en effet été accusé de se servir du drame des réfugiés pour faire un come-back. "L'intégralité de la presse française a diffusé une fausse nouvelle me concernant, et du coup elle m'a fait un procès d'intention sans me donner la parole", s'agace Francis Lalanne sur RMC. "Qu'est-ce qui prend au journaliste qui aujourd'hui voudrait s'accaparer la liberté d'expression et estimer qu'un artiste n'a pas le droit de réagir à l'actualité de manière artistique ?".

"Tartiner la gueule à Lalanne, ça marche, ça fait vendre"

"C'est un lynchage organisé par une certaine presse. Je vais en parler avec mon avocat. Qui sont ces journalistes, pourquoi ils font ça et pour qui ? Tartiner la gueule à Lalanne, ça marche, ça fait vendre. Ça c'est dégueulasse", a-t-il poursuivi.

D'ailleurs, selon le chanteur, le ricanement est dans l'air du temps. "Il y a une mode lancée par certains médias qui a transformée, dans l'esprit des gens, le dénigrement en vertu". Quels médias ? "Les médias qui ont pris l'habitude d'inviter des artistes et de les mettre face à des chroniqueurs qui sont sur un piédestal qui ont toute l'émission pour eux. Tout le monde fait ça. Du coup dans l'esprit des gens, maintenant on est quelqu'un de bien quand on dit du mal. Et on prend toujours comme tête de turc des gens qui ne sont pas dans la violence, qui sont gentils".

Philippe Gril avec les GG