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Gilets jaunes: Ségolène Royal déplore les "concours de biscottos" des hommes du gouvernement

L’ancienne ministre socialiste a loué le courage des femmes du gouvernement et leur oppose les hommes qui seraient dans une guerre "d’egos" et de "biscottos" selon elle.

L'ancienne ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, se montre très critique de la gestion de la crise des "gilets jaunes" par le gouvernement ces derniers jours. Invitée de BFMTV jeudi, elle a demandé aux députés de la majorité d'adopter le gel de la hausse de la taxe sur les carburants voté lundi par le Sénat. Elle estime qu'il faut "savoir reculer sur une mauvaise réforme" et que le gouvernement "instrumentalise" l'écologie pour faire des impôts.

Invitée des Grandes Gueules ce vendredi, elle a repris cette rhétorique affirmant qu'elle a toujours refusé "l'écologie punitive", même si elle était à au pouvoir au moment de la controversée "écotaxe", un fiasco à 1 milliard d'euros. Elle estime que le gouvernement met en place ces nouvelles taxes pour contrer la suppression de l'ISF et de la taxe d'habitation.

"Et en face vous avez vu ? Il n'y a que des hommes qui ont décidé ces taxes"

Mais l'ex présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a également surpris le plateau des GG en soulignant le fait que ce soit surtout les hommes du gouvernement qui mènent le bras de fer entre l'exécutif et les "gilets jaunes". Elle applaudit a contrario le "courage" de certaines femmes de la majorité qui remettent en question la façon de gérer la crise. 

"Barbara Bourguignon, présidente de la commission des Affaires sociales. Elle a dit tout haut qu'il fallait peut-être changer la méthode et le fond de la réforme. Il y a Barbara Pompili... Des femmes qui ont du courage qui affirment leur liberté de penser et leur bon-sens."

"Et en face vous avez vu ? Il n'y a que des hommes qui ont décidé ces taxes, et vous allez voir les concours de biscottos, et qui est celui qui ne va pas lâcher... Peut-être que les femmes ont moins d'ego par rapport à la capacité qu'elles ont à dire qu'il faut changer les choses, bouger, parce qu'on écoute", a-t-elle lancé avant de lancer à Gilles-William Goldnadel : "Ca vous déplaît peut-être, mais c'est la réalité".
J.A. avec les GG