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"Il y a eu le déni, puis la colère, maintenant c'est l'acceptation": le processus psychologique des Français face à la crise du coronavirus

Alors qu’Emmanuel Macron vient d’annoncer "15 jours au moins" de confinement, les Français semblent finalement prendre conscience de la gravité du coronavirus et de l’urgence d’agir pour limiter sa propagation. Un processus psychologique classique face à l’annonce d’une mauvaise nouvelle, selon notre médecin "grande gueule", Jérôme Marty.

Déni, colère et finalement acceptation. Ces trois phases, issues du modèle de Kübler-Ross, décrivent une série d’émotions ressenties par des malades avant leur mort.

Un processus psychologique, qui, selon le médecin Jérôme Marty, s’applique chez les Français vis-à-vis de cette pandémie de coronavirus: "Quand tu annonces une mauvaise nouvelle à quelqu’un, tu passes par trois phases. C’est ce qu’on a connu avec les gens: au départ, ils ont été dans le déni, on pouvait leur expliquer les choses, ils ne le croyaient pas, ils pensaient que ce n’était pas si grave. Ensuite, il y a eu une forme de colère où les gens disaient qu’ils allaient en terrasse. Maintenant, on va rentrer dans la phase d’acceptation".

"Les gens ont deux choix: soit être relai au virus, soit être barrage au virus"

Même si les Français semblent avoir compris l’importance de respecter les règles imposées par le confinement de "15 jours au moins", au vu de l’urgence de la situation, notre médecin "grande gueule", tient à continuer la pédagogie pour que "la phase d’acceptation arrive le plus vite possible".

"L’épidémie est dans une phase exponentielle, on attaque la partie verticale de la courbe donc chacun doit comprendre que le rôle individuel est extrêmement important au sein d’un combat collectif. Les gens ont deux choix: soit être relai au virus, soit être barrage au virus".
Les Grandes Gueules (avec C.P.)