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Jour du dépassement: "Au nom de la protection de l’environnement, j’ai décidé de ne pas avoir d'enfant"

Ce 1er août, marque le jour du dépassement. L'humanité a consommé plus de ressources que ce que la Terre est capable de renouveler en un an.

Nous vivons désormais à crédit. En 2017, c'était le 3 août. Au début des années 1970, le 29 décembre.

Pourtant, les rayons de supermarché sont toujours pleins, aucun produit n’est en pénurie et nous produisons toujours davantage. Or, les impacts existent: réchauffement climatique, disparition de la biodiversité, érosion des sols ou encore manque d’eau, tous ont pour conséquence l’épuisement de plus en plus précoce de nos ressources.

"Si tout le monde consommait comme les Français, il faudrait 2,8 planètes Terre. La moyenne mondiale est de 1,7 donc on est déjà mondialement au-delà d’une planète Terre. Le mode de vie des Français n’est pas soutenable", explique Alma Dufour, chargée de campagne à l'association Les amis de la Terre et invitée des Grandes Gueules sur RMC.

"Faire réparer, ne pas acheter des vêtements toutes les semaines… Faire tout ça serait déjà énorme"

Pour Alma Dufour, des gestes simples permettraient d’aider la Terre à reprendre son souffle, notamment consommer selon ses besoins quotidiens.

"La production de biens manufacturés c’est 20% des émissions de gaz à effet de serre donc allonger la durée de vie de nos produits, consommer d’occasion, faire réparer, ne pas acheter des vêtements toutes les semaines… Faire tout ça serait déjà énorme".

Supprimer les politique natalistes

Au-delà de la consommation, pour lutter contre le gaspillage, certaines études montrent qu'agir au niveau démographique serait nécessaire. Si toutes les familles dans les monde avaient un enfant de moins, le jour de dépassement serait repoussé de 30 jours d’ici 2050.

Dans cette logique, Alma Dufour est favorable à la suppression des politiques natalistes françaises dont les aides financières encouragent à faire des enfants. Son quotidien est d'ailleurs en accord avec ses convictions.

"Il ne faut pas tout miser sur la question démographique. Mais au nom de la protection de l’environnement, j’ai décidé de ne pas avoir d’enfant. Je ne l’imposerais à personne, ce sont mes propres convictions politiques".
Les Grandes Gueules (avec C.P.)