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Le réalisateur Jean-Jacques Annaud se confie sur RMC: "J'ai besoin de me sentir en danger"

Le réalisateur de la série La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, qui sera diffusé à partir du 21 novembre sur TF1, explique comment à chacun de ses projets, il essaye de se pousser dans ses propres retranchements.

Il est l’un des réalisateurs français les plus reconnus à l’international. Alors qu’à partir du 21 novembre sera diffusée sur TF1 la série événement La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, tiré du livre de Joël Dickers, le réalisateur publie le livre Une vie pour le cinéma, dans lequel il raconte des anecdotes de tournages.

Sur le plateau des Grandes Gueules il explique qu’il a notamment besoin lors de ses projets "de se mettre en danger". "J’aime me mettre en danger parce que quand vous êtes en danger vous êtes en situation de crise intérieure et vous mettez toute votre énergie pour vous sauver, pour réussir à survivre", explique-t-il. 

Tourner en une seule prise

S’il a accepté d’adapter le livre de Joël Dickers, il a refusé d’en faire un seul film comme il était, au départ, prévu pour deux raisons. D’abord, parce qu’il trouvait dommage de réduire une histoire aussi complexe en un film de deux heures et puis parce qu’il avait envie de faire une série télévisée depuis dix ans.

"J’ai adoré faire cette expérience. Je faisais généralement une seule prise. Je mettais en place les acteurs et je leur disais ‘on filme la répétition si elle est bonne ça sera tout’. Et la moitié de la série, c’est la première prise. Donc il y a une intensité folle", raconte-t-il. 

Outre la mise en danger perpétuelle, le réalisateur prône de ne surtout jamais "s’engourdir dans le succès" et apprécie même quelques fois être rappelé à l’ordre quand un de ses films ne marche pas. 

Les Grandes Gueules (Avec G.D)