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Macron évoque les "sachants et les subissants": "Une certaine condescendance"

A l'Organisation internationale du travail ce mardi, Emmanuel Macron a esquissé un début de mea culpa concernant la gestion de la crise des "gilets jaunes".

Lors d'un discours à l'occasion du 100e anniversaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) à Genève, mardi, le président français a fait un début de mea culpa sur la crise des gilets jaunes. "Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens, ou en considérant qu'il y avait des sachants et des subissants. Je pense que c'était une erreur fondamentale", a-t-il admis.

"Il y a du mea culpa, c'est certain. Mais il faut quand même remarquer qu'il dit ça à l'Organisation internationale du Travail à Genève et qu'une fois de plus, notre président donne des leçons au reste de l'humanité. C'est ce qu'il a fait face à toutes les organisations internationales. Il en profite à chaque fois pour donner des leçons aux Français quand même. Il dit à tout le monde qu'il faut être plus humain alors que lui vient de se taper 7 mois de 'gilets jaunes' donc c'est un peu surprenant", a commenté la géographe Sylvie Brunel.

"Il a beaucoup de mal à comprendre comment vivent les gens au quotidien"

La GG souligne toutefois l'emploi des mots "sachants et subissants" employés par Emmanuel Macron:

"Il y a quand même de la part de cet homme qui est brillantissime une certaine condescendance. Le problème d'Emmanuel Macron c'est qu'il a beaucoup de mal à comprendre comment vivent les gens au quotidien, leurs difficultés, pourquoi ils sont descendus dans la rue. Il a mis très longtemps à comprendre ce qu'il fallait faire quand les 'gilets jaunes' sont descendus. Aujourd'hui il fait son mea culpa, mais il le fait en juin. Il faut quand même comprendre qu'il sent qu'il a eu une fenêtre d'opportunité avec les européennes, qu'il fallait qu'il en bénéficie, qu'il a un discours de politique générale cet après-midi et que donc il fallait qu'il se montre plus proche du bon peuple. C'est insupportable".
Paulina Benavente