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Manon Aubry sur RMC: "Emmanuel Macron est mal placé pour donner des leçons de démocratie"

L'eurodéputée de la France Insoumise a attaqué le président de la République après sa sortie sur les discours politiques qui sous-entendent que la France n'est plus une démocratie.

La formule n’est pas passée inaperçue. Emmanuel Macron a vivement dénoncé "les discours politiques extraordinairement coupables" qui sous-entendraient que la France n’est plus une démocratie, mais une dictature. 

"Mais allez en dictature ! Une dictature, c'est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France, c'est cela, essayez la dictature et vous verrez! La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental: le respect de l'autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre", a indiqué le chef de l’Etat sur Radio J à son retour d’Israël.

Le président de la République a ainsi ouvertement attaqué ses opposants politiques qui n’ont pas tardé à lui répondre.

"Je pense qu’il est mal placé pour donner des leçons de démocratie alors qu’il mène des réformes contre la volonté du peuple. En démocratie en général, on est censé incarné, traduire les volontés du peuple. Donc s’il pense vraiment qu’on est en démocratie que lui dit chiche, allez monsieur Macron, faîtes un référendum, demandez l’avis direct aux citoyens et vous allez voir s’ils vont soutenir dans les urnes la réforme", a indiqué dans les Grandes Gueules la députée européenne de la France Insoumise, Manon Aubry. 

"La violence est du côté du pouvoir", affirme Mélenchon

Selon elle, un référendum permettrait mieux qu’avec les traditionnels sondages d’opinion de voir combien de Français sont pour ou contre la réforme des retraites. "Le peuple, aujourd’hui, ne veut pas travailler plus longtemps, partir à la retraite avec des pensions plus faibles. C’est ça aujourd’hui l’enjeu majeur de cette réforme. Et donc en démocratie quand il y a de forts désaccords, il ne faut pas avoir peur du peuple", estime Manon Aubry. 

Outre l’eurodéputée, le président de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon s’est également positionné face à Emmanuel Macron. "La violence est du côté du pouvoir et pas du côté des manifestants ou des grévistes. Et maintenant il y ajoute une violence politique (...) c'est vraiment un comportement monarchique", a-t-il affirmé au micro de BFMTV.

Guillaume Descours