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"On est en train de tuer la presse locale": le coup de gueule de Jacques Maillot contre La Poste

Face à l'épidémie de coronavirus, La Poste a été contrainte de réduire son rythme de livraison du courrier. Jacques Maillot regrette que, dans les zones rurales, certains soient privés de cette mission de service public.

Confrontée à une grogne des syndicats, La Poste s'est recentrée sur des "missions essentielles" depuis la semaine dernière en assurant moins de services et réduisant ses tournées, pour moins exposer ses employés pendant la crise du coronavirus. La distribution du courrier, des colis et des petites marchandises est maintenue, à un rythme dépendant des effectifs disponibles. Souvent trois jours sur six habituellement.

Une chose que regrette Jacques Maillot, fondateur de l'agence Nouvelles Frontières qui estime que l'organisation devrait offrir plus de garanties pour maintenir la mission de service public. 

Bruno Le Maire "tout à fait prêt (...) à voir si l'on peut améliorer les choses"

"Je trouve inadmissible qu’il n’y ait du courrier que mercredi-jeudi-vendredi. Ces trois jours ça pourrait être lundi-mercredi-vendredi. On est en train de tuer la Presse quotidienne régionale, et dans les milieux ruraux, c’est important le quotidien régional. C’est vraiment une rupture de la mission de service public de La Poste.
(...) Il faut que la vie économique continue, et doit reprendre le plus vite possible. Mais priorité à la santé évidemment, on est tous d’accord."

Concernant la distribution de journaux, dont la continuité est donc compromise, le ministre s'est exprimé à ce sujet ce lundi matin sur RMC-BFMTV et s'est dit "tout à fait prêt (...) à voir si l'on peut améliorer les choses", tout en rappelant que La Poste garantit avant tout ses "services essentiels" comme les livraisons de repas à domicile ou le versement de prestations sociales.

Comment Jacques Maillot vit le confinement

"Je m’adapte, je ne vais pas trop mal. Beaucoup de contacts par téléphone et par mail. Je sors une heure par jour, je vais à peu près tous les jours au siège de mon association, je me suis occupé de transferts d’argent pour Madagascar car on finance des repas, des écoles. Là-bas le corona est en train d’arriver et c’est pas terrible, c’est le moins qu’on puisse dire.

J’ai été très marqué par la mort de Devedjian, il avait 75 ans, vous voyez ce que je veux dire. Il a transformé la ville d’Antony, c’est formidable ce qu’il a fait."

J.A.