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Pascal Perri sur la SNCF: " On ne meurt plus dans les chemins de fer à 60 ans intoxiqués par l'oxyde d'azote"

Le gouvernement a lancé ce lundi la réforme de la SNCF confirmant l'abandon du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés. Pour Pascal Perri, il faut faire évoluer le statut des cheminots sans pour autant l'abandonner.

La réforme de la SNCF est lancée. Le gouvernement a annoncé ce lundi qu'il n'y aurait plus de recrutement au statut de cheminot "à l'avenir", tout en refusant de s'attaquer aux petites lignes. Pour Pascal Perri, il est essentiel de revoir ce statut des cheminots: "Il coûte un milliard de productivité par an", a précisé l'économiste des GG.

Pour autant, Pascal Perri préconise le dialogue: "Mais on ne peut pas faire de réforme contre les gens, il faut discuter avec eux. C'est un peu l'ancien monde, mais on peut faire évoluer le contenu du statut, on n'est pas obligés d'imposer ça comme une espèce de sanction, ce ne sont pas des privilèges, ce sont des avantages".

"Je dis: protégeons les cheminots!"

Car l'économiste pointe un déséquilibre dans notre système de retraites: "150.000 actifs, 310.000 ayants droits, c’est-à-dire retraités. La SNCF, ça conserve, beaucoup de gens sont retraités de la SNCF. On ne meurt plus dans les chemins de fer à 60 ans intoxiqués par l'oxyde d'azote et les particules fines, ça a changé. Travailler en 3 huit, c'est dur mais il y a beaucoup de salariés en France qui travaillent la nuit ou le week-end".

Pour autant, Pascal Perri ne souhaite pas la casse du statut de cheminot: "Je ne dis pas qu'ils sont privilégiés, je dis: protégeons les cheminots! Protégeons les parce que c'est l'aménagement du territoire. Sans transports, il n'y a pas d'économie, c'est le réseau sanguin du territoire".

P.B.