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Perquisition à Mediapart: "On a le sentiment d’un parquet aux ordres"

Le perquisition avortée chez Mediapart lundi, fait douter Marie-Anne Soubré, avocate, qui à "le sentiment d'un parquet aux ordres".

Nouveau volet dans l’affaire Benalla après que Mediapart ait été visé par une perquisition lundi à son siège. La semaine dernière, le site d’information avait diffusé deux enregistrements dans lesquels on peut entendre une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, quelques jours après leur mise en examen pour violences sur des manifestants.

Une perquisition pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations", qui a tourné court devant le refus du journal, mais qui soulève des questions.

"Diversion"

"Je me suis dit qu’Alexandre Benalla ou Vincent Crase avait surenchérit en déposant plainte mais en fait aucun des deux ne l’a fait, le parquet s’est autosaisi", a expliqué sur le plateau des GG l’avocate Marie-Anne Soubré, ajoutant qu’elle avait "un problème" avec cette décision.

"Dans une affaire aussi sensible que celle de Benalla le parquet marche sur des œufs, il ferait mieux d’être sur la retenue. La perquisition de Mediapart, à mon avis est la pire chose qui pouvait être faite. On a le sentiment, d’un parquet aux ordres, qui agirait pour une raison de dispersion. D’un côté on se rend compte que Benalla n’est pas correct dans son contrôle judiciaire, mais hop, on va faire diversion et faire une perquisition chez Mediapart", a-t-elle assurée.

Si le journal en ligne a refusé la perquisition, Edwy Plenel le directeur général a annoncé lundi après-midi lors d'une conférence de presse, que les enregistrements allaient être transmis à la justice. Dans le même temps, l'avocat de Mediapart a assuré qu'en aucun cas les enregistrements ne dévoilaient des morceaux de la vie privée d'Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Les GG (avec Guillaume Dussourt)