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Réactions négatives à la mort de Serge Dassault: "Un peu de décence, c'est le temps du deuil"

Serge Dassault, industriel de l'aviation et de l'armement et patron de presse, est décédé ce lundi à Paris. Et les réactions à sa mort ont été parfois mitigées. Ce que déplore la GG Marie-Anne Soubré.

L'ancien industriel et patron de presse Serge Dassault est mort ce lundi à l'âge de 93 ans. Mis en examen dans une affaire d'achats de voix, condamné pour des comptes cachés à l'étranger: le parcours de l'ancien sénateur a été marqué par plusieurs affaires judiciaires depuis les années 90.

Sur Twitter, l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou (NPA) a dit n'éprouver aucun "regret" après le décès du "milliardaire" Serge Dassault, qu'il qualifie de "délinquant". Quant au journal Libération il titre sa Une: "Dassault tiré d'affaire", une allusion aux affaires d'achat de votes à Corbeil-Essonnes, de blanchiment et de comptes dissimulés. En février 2017, il a écopé d'une peine de cinq ans d'inéligibilité et 2 millions d'euros d'amende pour avoir caché au fisc des comptes à l'étranger, une situation qu'il avait régularisée avant le procès. Il devait être jugé la semaine prochaine en appel.

"Indécent, abominable"

Mais pour Marie-Anne Soubré, le temps n'est pas à la critique:

"Moi j'en ai vraiment assez de cette société où on ne respecte pas le temps du deuil, je trouve ça absolument indécent, abominable, j'en ai marre. J'ai envie d'une société où Libération se gardera de ce genre de titre, où Philippe Poutou se gardera de ce genre de réflexion. Un homme est mort. Il a eu ses condamnations, certes, c'était un marchand d'armes et je ne suis pas ravie qu'il ait vendu autant d'armes. Mais c'est un homme qui a travaillé jusqu'à la fin de sa vie. C'est un héritier, certes, mais il a énormément œuvré pour son empire".

Et de conclure: "J'ai un avis personnel sur la vente d'armes, mais c'est le temps du deuil. Un peu de décence".

P.B.