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Garde à vue de Murielle Bolle annulée: "C'était une enfant seule face à des gendarmes", assure son avocat

Pour l'avocat de Murielle Bolle, l'annulation par le Conseil constitutionnel de sa garde à vue de 1984, est une décision logique.

Trente-quatre ans après, un nouveau rebondissement secoue l'affaire Grégory: le Conseil constitutionnel a décidé ce vendredi d'annuler la garde à vue de 1984 de Murielle Bolle, lors de laquelle elle avait mis en cause Bernard Laroche son beau-frère, dans l'enlèvement du petit Grégory Villemin.

"Je suis heureux mais pas surpris", a assuré son avocat Emmanuel Piwnica sur RMC. "Ce n'est pas la garde à vue de Murielle Bolle qui a été déclaré contraire à la constitution, ce sont les dispositions d'une ordonnance de 1945 qui ont été déclarées contraires à la constitution alors qu'elles servaient de bases légales à cette GAV". Une décision logique pour l'avocat qui explique que "les décisions des Sages ne sont pas miraculeuses" mais fondées sur la constitution.

"Il faut maintenant considérer que cette affaire est terminée"

"C’était une enfant de 15 ans seule face à des gendarmes qu’elle connaissait qui lui ont dit de dire des choses et qui leur a dit ce qu’ils voulaient (...) Qu'on cesse de s'acharner contre Murielle Bolle. Il faut maintenant considérer que cette affaire est terminée et qu'il n'y a jamais rien eu contre elle", a-t-il ajouté.

Lors de sa garde à vue, Murielle Bolle avait assuré que les gendarmes l'avaient traitée de "menteuse", la menaçant de la placer "en maison de correction", la forçant à accuser Bernard Laroche.

M comme Maïtena (avec G.D.)