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Toujours pas de supermarché à Grigny: "Une situation d'apartheid commercial", déplore le maire

Le dernier supermarché de Grigny a fermé ses portes en septembre 2016. Le maire PCF de la ville, invité ce lundi chez Maïtena déplore ce qu'il appelle "un apartheid commercial".

Nicolas, habitant de Grigny, déplorait ce lundi dans M comme Maïtena l'absence de supermarché dans sa ville. Le dernier supermarché a en effet fermé ses portes en septembre 2016. Le maire PCF de Grigny, Philippe Rio, a dénoncé ce lundi "un apartheid commercial": "Après l'apartheid territorial et social, nous sommes confrontés à une autre forme d'apartheid, l'apartheid commercial. Nous sommes propriétaire des murs mais aucune enseigne commercial nationale ne souhaite venir à Grigny".

En novembre pourtant, le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, s'était rendu dans la ville pour tenter de rassurer les élus locaux. Depuis, rien de concret. "Lorsqu'un ministre vient, dit que l'on va rouvrir, que l'on crée les conditions de réouverture et qu'on rencontre 10 commerçants qui ne signent pas au bout de 10 rencontres parce qu'ils considèrent que ce n'est pas bien et qu'ils n'arriveront pas à équilibrer leurs comptes, nous sommes dans une situation d'apartheid commercial", a martelé Philippe Rio.

"J'appelle le mouvement coopératif à venir nous proposer des solutions"

Et de préciser: "Je le regrette d'autant plus que la grande enseigne qui a quitté Grigny a reçu des crédits d'impôts et je trouve ça dommage qu'en France, ces entreprises ne soient pas obligées de rester dans des territoires compliqués commercialement parce que les gens ont besoin d'acheter à manger. (…) J'appelle le mouvement coopératif à venir nous proposer des solutions".

P.B.