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L'obligation vaccinale est de l'autoritarisme jupitérien: pourquoi ne pas faire de la recommandation?

Tandis que le gouvernement a annoncé l’extension de l’obligation vaccinale à 11 vaccins, plus de la moitié des Français s’y oppose selon une étude Odoxa. Michèle Rivasi, eurodéputée (EELV) et biologiste, a critiqué le caractère obligatoire de cette extension, dans Radio Brunet, ce lundi.

Depuis l’annonce d’Edouard Philippe, le 4 juillet dernier, de l’intention du gouvernement d’étendre le nombre de vaccins obligatoires de 3 à 11 pour la petite enfance, la débat fait rage. Une méthode jugée contre-productive dans la perspective de rétablir un climat de confiance autour de la vaccination selon Michèle Rivasi, eurodéputée (EELV) et biologiste, invitée de Radio Brunet, ce lundi.

Michèle Rivasi se positionne contre cette obligation qui ne fait que renforcer la méfiance des français envers la vaccination. "Le problème n’est pas d’être pour ou contre les vaccins, je refuse qu’il y ait cette obligation. Pourquoi ne pas faire de la recommandation, comme c’est le cas dans 15 pays européens, où la couverture vaccinale est très bonne. Je reproche ce côté autoritaire. Je suis une pro-vaccination et je pense que les vaccins ont réduit les maladies infectieuses de façon très importante, mais de là à avoir une attitude autoritaire, à infantiliser les parents qui se soucient de la santé de leurs enfants, je trouve ça inadmissible: c’est de l’autoritarisme jupitérien."

"Au lieu de débattre du nombre de vaccins à effectuer, supprimons l’aluminium des vaccins"

Pour elle, le débat se situe également dans la nécessité de supprimer les composants néfastes des vaccins. Condition sine qua none au rétablissement d’une image positive de la vaccination. "Quand on est vaccin-critique, on se pose quand même des questions, sur les adjuvants, sur les nanoparticules. Et de plus en plus d’études confirment que l’aluminium présent dans les vaccins est neurotoxique et peut provoquer plusieurs maladies. Au lieu de débattre du nombre de vaccins à effectuer, supprimons l’aluminium des vaccins qui peuvent poser problème."

Radio Brunet (avec T. Masson)