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"Les Français ont besoin de grands services publics à la française", assure François Asselineau

François Asselineau, le président de L'UPR, dénonce les obligations des traités européens, qui obligent la privatisation des services publics.

François Asselineau, le président de l'UPR, candidat à l'élection présidentielle de 2017, a défilé jeudi aux côtés des syndicats, protestant contre la réforme du statut des cheminots. Le partisan du Brexit dit craindre une privatisation de la SNCF, voulue par les traités européens.

"Depuis Juppé, il y a beaucoup de ligne qui ont été fermées selon la tactique du salami, c’est-à-dire tranche par tranche. Le problème ce n’est pas Macron, ce n’est pas Hollande, ce n’est pas Sarkozy, c’est que ces décisions dépendent des traités européens", a-t-il assuré sur l'antenne de RMC.

"Nous ne sommes pas des anglos-saxons

Pour François Asselineau, les traités européens obligent les pays de l'Union européenne à mettre en concurrence les services publics: "Les traités européens exigent la mise en concurrence de tous nos services publics par l’article 106. On vote à droite, à gauche, on a quand même le démantèlement des services publics ce que les Français ne veulent pas, parce que les Français ont besoin de grands services publics à la française. Nous ne sommes pas des anglo-saxons", a-t-il martelé.

Jeudi, près de 48.000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, et plus de 320.000 dans toute la France, protestant contre la réforme du statut des cheminots.

Brunetmetrie (avec G.D.)