RMC

Les larmes d’une auditrice face à Philippe de Villiers: "Vous êtes un imposteur"

Lors d'un débat à propos de l'islam, Philippe de Villiers, qui était l’invité d’Éric Brunet sur RMC, a été pris à partie par une auditrice.

Philippe de Villiers était l’invité d’Éric Brunet sur RMC ce mercredi. Alors que le débat tournait autour de la place de l’islam en France, Nadia, une auditrice a appelé pour rappeler le sacrifice des Français d’origine magrébine lors des deux guerres mondiales. Elle a accusé l’ancien secrétaire d’Etat de propager l’islamophobie.

"Je dirais juste à tous les Français qui nous écoutent aujourd’hui, qu’ils n’oublient pas que ceux qu’on stigmatise sans cesse dans le monde médiatique et politique, que nos anciens, ont combattu pour la France en 14-18 et 39-45. Ils ont combattu avec honneur et fidélité. Et pour ceux qui doutent, mes grands-pères ont été décorés."

"Je voudrais dire à tous les Français qui nous écoutent que nos anciens ont servi de chair à canon avec honneur et fidélité", a-t-elle insisté. "Ils ont été fiers de combattre pour la France. Je voudrais dire à M. de Villiers qu'il n’y a pas que les harkis qui ont été de la chair à canon. Mon pauvre père a combattu, il s’est défenestré car il était traumatisé à cause de la guerre."

"Vos insultes nous blessent"

"Sachez que vos insultes nous blessent", a confié Nadia avec émotion. "On a assez de cette islamophobie constamment l’espace médiatique. J’ai grandi dans une école catholique privée. J’ai grandi avec les discours -Aimez-vous les uns les autres. Accueillez l’étranger. Vous prétendez être croyant catholique, mais vous n’êtes pas croyant, vous êtes un imposteur!"

"Je comprends parfaitement votre douleur", a répondu Philippe de Villiers. "Honte à celui qui oublierait les services rendus au prix de leur sang par ces gens de couleur différente, qui ‘n’était pas des "Gaulois" d’origine, mais qui se sont comportés comme des Français d’origine supérieur, car ils ont tout donné pour la France.

"Mes deux grands-pères sont morts enveloppés dans le drapeau tricolore", a-t-il rappelé. "Ils avaient à côté d’eux des Algériens, des Tunisiens et des Marocains."

"Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi dès qu’il y a un attentat, le ministre de la Justice prend une nouvelle mesure contre l’islamophobie", a poursuivi l'ancien président du Conseil général de Vendée. "Est-ce qu’on a le droit de critiquer le christianisme ? Oui. L’islam, non, ou avec des risques. Ce que j’ai constaté, c’est qu’à chaque fois fois que le terrorisme frappe, nos élites prennent des mesures contre l’islamophobie. Les islamistes peuvent rire sous cape, le fruit est mûr."