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Plus de la moitié de nourriture bio dans les cantines d'ici 2022: "Pour faire plaisir au populisme bobo-écolo"

Pour Gil Rivière-Wekstein, l'arrivée en force du bio dans les cantines n'a pour intérêt que la promotion du "populisme bobo-écolo".

Le bio arrive en force. Après 6 heures de débat houleux samedi, les députés ont voté une loi obligeant les cantines scolaires à intégrer au moins 50% de repas bio d’ici 2022. Le gouvernement assure qu’il n’y aura pas de surcoût, étant donné que les collectivités locales devront s’appuyer sur des produits locaux réduisant les frais, comme l’a assuré Delphine Batho.

"Il n’y a pas d’intermédiaires, on connait nos producteurs et en même temps cela nous permet de rémunérer les agriculteurs au juste prix", assurait Florence Berthout, la maire du 5e arrondissement de Paris, où 75% des repas des cantines scolaires sont désormais bio.

"On est dans le marketing"

Mais pour Gil Rivière-Wekstein, auteur de Bio, fausses promesses et vrai marketing, le bio n’est rien d’autre que du marketing dont cette loi fait la promotion : "Si c’était meilleur pour la santé de mes enfants, je serai prêt à payer plus cher, bien évidemment. Mais là on est dans le marketing. Nous n’allons pas faire gagner 2 min d’espérance de vie à nos enfants en leur faisant manger du bio!", clame-t-il.

L’autre problème du bio mis en avant par Gil Rivière-Wekstein, c’est l’ouverture d’un nouveau marché favorable aux producteurs étrangers, excluant les producteurs non-bio français: "On est en train d’ouvrir un marché du bio pour les producteurs français. Vous avez vu Poutine, qui a déclaré que la Russie allait devenir le principal producteur et exportateur de produits bio ? Tout le monde va se ruer sur ce marché".

"Faire plaisir au populisme bobo-écolo"

"On va pouvoir importer des produits bio, puisque là le local ne joue pas c’est du bio donc c’est bon, et on va mettre en concurrence nos producteurs français qui ne font pas de bio avec des importateurs étrangers qui font du bio. Pour quelle raison ? Aucune puisque cette une loi arbitraire. C’est une loi qui a été faite pour faire plaisir au populisme ‘bobo-écolo’. Il n’y a aucune réalité factuelle qui permette de justifier d’aller à 20-30-40-50% de produits bio", tonne Gil Rivière-Weinkstein.

Actuellement 3% des repas des cantines scolaires sont bio. Stéphane Travers, le ministre de l'Agriculture a assuré que les éventuels surcoûts liés à la nouvelle loi, seraient compensés "par des économies sur le gaspillage".

Radio Brunet (avec G.D.)