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A Nantes, contre les nuisances des livreurs, les scooters thermiques interdits dans les aires piétonnes

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C'est une conséquence du couvre-feu: le boom des livraisons et de ses nuisances.

La circulation et le stationnement des scooters à moteur thermique sont désormais interdits dans les aires piétonnes du centre de Nantes pour limiter les nuisances sonores générées par les livreurs de repas à domicile, selon un arrêté municipal signé lundi.

"Les aires piétonnes de Nantes (avec et sans contrôle d'accès) sont interdites à la circulation des deux-roues motorisés à moteur thermique", selon l'article 2 de l'arrêté consulté par l'AFP.

Les livreurs de repas à domicile en scooter à moteur thermique ne sont plus autorisés à circuler que de 7h30 à 11h30 dans les aires piétonnes, tandis que ceux à moteur électrique peuvent circuler toute la journée, de 6h00 à 2h00.

"Ça pétarade dans tous les coins"

Cette interdiction de circulation a été prise au vu "des nombreuses plaintes et doléances de riverains et commerçants pour les nuisances occasionnées par les activités de livraisons dans les aires piétonnes du centre-ville", selon l'arrêté municipal.

L'arrêté souligne aussi "qu'il convient de préserver dans ces aires, la tranquillité et la santé publiques en limitant les nuisances sonores", "l'impact écologique du transport" ainsi que "les sources de pollution".

"Ça pétarade dans tous les coins, c'est infernal pour ceux qui habitent en zone piétonne", témoigne Corinne Rotach, du collectif Ras Le Scoot à Nantes. "Ca s'est aggravé depuis l'essor des plateformes de livraison."

"J'espère que ça va faire bouger d'autres villes"

Avec la publication de cet arrêté, "on est content par rapport au bruit et à la sécurité des piétons et des enfants", s'est félicitée Mme Rotach. "J'espère que ça va faire bouger d'autres villes", a-t-elle ajouté.

Pour protester contre cet arrêté, près d'une centaine de livreurs de repas à scooter se sont rassemblés lundi midi sur l'esplanade des Machines de l'Ile, à Nantes, selon le quotidien régional Ouest-France.

"Un vélo électrique, ça leur coûtera moins cher", a remarqué Mme Rotach, qui a comparé les conditions de travail de ces livreurs à de "l'esclavage moderne".
AFP avec la rédaction