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Admission post-bac 2016: "On est un peu tout seul dans ce combat", regrette une lycéenne

Les admissions post-bac débutent ce mercredi (illustration)

Les admissions post-bac débutent ce mercredi (illustration) - AFP

TEMOIGNAGES - A partir de ce mercredi et jusqu'au 20 mars, les 800.000 élèves de Terminale devront faire leur choix parmi les formations proposées sur le site Admission post-bac. Un choix qui déterminera donc leur avenir une fois le bac en poche. Autant dire que l'angoisse commence à monter chez les lycéens rencontrés par RMC.

BTS gestion, fac d'histoire ou grande école? Du 20 janvier, ce mercredi donc, au 20 mars, les 800.000 élèves de Terminale vont devoir exprimer leurs vœux, par ordre de préférence, d'orientation d'études supérieures par internet sur le site Admission post-bac. Des choix qui détermineront donc leur avenir une fois le bac en poche. De quoi faire stresser les lycéens… Ainsi, ces derniers jours, entre fac de lettres, école de danse ou BTS, dans la tête de Margaux, 17 ans, tout se bouscule.

"J'ai peut-être trois vœux en tête mais cela reste très flou, confie-t-elle sur RMC. J'ai quelques idées, j'essaye de me renseigner mais ce n'est pas facile". Au lycée, Ilana a demandé de l'aide, mais elle n'a trouvé personne pour lui répondre: "Ça me stresse car c'est quelque chose de super important et on a l'impression qu'on est un peu tout seul dans ce combat".

"Un moment d'inquiétude"

Problème: les parents sont souvent tout aussi démunis et le logiciel pour inscrire ses vœux est très compliqué comme l'explique Brigitte Compain, secrétaire générale adjointe de la FCPE. "Du côté des parents, c'est bien un moment d'angoisse, d'inquiétude, confirme-t-elle. Si certains sont aguerris en informatique, d'autres ne savent pas du tout comment cela fonctionne et ont besoin d'accompagnement".

Alors pour aider les lycéens et leurs parents, l'association PLUS a décidé d'envoyer des étudiants bénévoles dans les lycées. Marie en fait partie: "Malgré la bonne volonté des professeurs, il y a quand même des choses qui manquent, assure-t-elle. Alors on est là pour qu'ils nous posent toutes les questions, parfois les plus simples mais que l'on n'ose pas demander".

"Un parcours du combattant"

Il faut dire que depuis sa généralisation, il y a sept ans, la procédure d'admission post-bac a mauvaise réputation car extrêmement complexe (elle a même été qualifiée "d'usine à gaz" par son créateur). "Malheureusement, rentrée après rentrée, cela devient surtout un parcours du combattant, déplore William Martinet, président du syndicat étudiant UNEF. Quand on laisse les lycées tout seul sur la plateforme informatique, évidemment cela ne marche pas, ils font des erreurs et ont du mal à construire leur projet professionnel".

Et de rappeler: "En 2015, on a eu jusqu'à 15.000 bacheliers qui se sont retrouvés sans affectation. Malheureusement, tout est écrit pour qu'en 2016 ce soit encore plus dur. Notre objectif est donc d'interpeller les pouvoirs publics. Sans réaction de leur part, c'est le principe même du droit aux études qui va être remis en cause".

Maxime Ricard avec Juliette Droz