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Affaire Jubillar: de nouvelles fouilles lancées, avec l'appui de l'armée

Plus d'un an après la disparition de Delphine Jubillar, de nouvelles fouilles ont débuté ce lundi matin dans le Tarn. Avec le soutien de l'armée.

De nouvelles recherches ont été lancées ce lundi à Cagnac-les-Mines, le village du Tarn où vivait Delphine Jubillar jusqu'à sa disparition en décembre 2020.

Outre les gendarmes, des militaires des Fouilles opérationnelles spécialisées (FOS), une unité de l'armée, étaient mobilisés, selon une source proche de l'enquête. 

Près d'une ferme ayant brûlé voici quelques mois, au lieu-dit Drignac, cinq véhicules de gendarmerie et deux fourgons blancs banalisés avec des militaires en treillis à l'intérieur ont été aperçus.

Les enquêteurs espèrent toujours retrouver le corps de l'infirmière disparue, estimant qu'il leur fournira de précieux indices pour élucider cette affaire. 

Son mari, Cédric Jubillar, a été mis en examen pour meurtre et écroué le 18 juin. Il affirme être innocent, multiplie les demandes de mise en liberté. La dernière a été rejetée vendredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse.

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Le lieu qu'aurait indiqué Cédric Jubillar à un co-détenu

Les fouilles entreprises par les gendarmes et les experts de l'armée devraient durer plusieurs jours. Les enquêteurs ont ciblé un hameau situé non loin de la maison du couple Jubillar.

Un détenu d'une cellule voisine de celle de Cédric Jubillar à la prison de Seysses, près de Toulouse, a affirmé il y a plusieurs semaines aux enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie, en charge de l'enquête, que le mari lui avait affirmé avoir enterré le corps à cet endroit, selon une source proche de l'enquête.

C'est à la suite de ces affirmations que l'actuelle compagne de Cédric Jubillar a été placée en garde à vue pendant 36 heures. Elle est soupçonnée de s'être réunie avec cet ancien voisin de cellule, après sa sortie de prison. Elle a été relâchée à l'issue de la garde à vue, sans faire l'objet de poursuites.

Mercredi dernier, un hélicoptère de la gendarmerie avait survolé en fin d'après-midi cette ferme proche de Cagnac-les-Mines, à basse altitude, de même qu'un champs recouvert de panneaux photovoltaïques.

"Des investigations ont déjà été réalisées au printemps dans cette ferme", a récemment rappelé un des avocats de Cédric Jubillar, Jean-Baptiste Alary.

L'unité de l'armée appelée en renfort ce lundi dans le Tarn est généralement envoyée sur le terrain pour des missions de fouilles, de reconnaissance et de renseignement.

Delphine Jubillar, qui travaillait comme infirmière de nuit dans une clinique d'Albi, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. C'est son mari qui avait signalé sa disparition aux gendarmes. 

Le couple était en instance de divorce et les enquêteurs sont convaincus de l'implication de Cédric Jubillar dans la disparition de son épouse. Ils privilégient la thèse d'une violente dispute dans leur maison de Cagnac-les-Mines, au cours de laquelle il l'aurait tuée, avant de dissimuler son corps.

Depuis le placement en détention provisoire de Cédric Jubillar, les deux enfants du couple, une fille de deux ans et un garçon de sept ans, ont été confiés à la soeur de l'infirmière.

LP avec l'AFP