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Agression d'un buraliste: "Il avait le feu sur la tête"

Un buraliste a été grièvement blessé ce samedi suite à un braquage

Un buraliste a été grièvement blessé ce samedi suite à un braquage - JACQUES DEMARTHON / AFP

Un buraliste a été grièvement brûlé dimanche à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) en tentant d’immobiliser avec un Taser un homme venu attaquer son bureau de tabac. Ce lundi sur RMC, un client présent au moment des faits revient sur ce qu'il s'est passé.

Le gérant d'un bureau de tabac de Vitry-sur-Seine a été grièvement blessé en essayant de neutraliser un braqueur qui a pris la fuite. Concrètement, ce samedi, peu avant midi, un homme fait irruption dans ce petit commerce muni d’une bombe lacrymogène et d’une arme de poing. Il passe derrière le comptoir et s’empare de plusieurs paquets de cigarettes et d'un téléphone portable. Le commerçant dégaine alors un Taser, un pistolet à impulsion électrique, pour essayer d’immobiliser le braqueur. Mais au moment où il appuie sur la détente, l’agresseur déclenche sa bombe lacrymogène, provoquant une combustion qui met le feu aux vêtements du buraliste.

"Ça a été très rapide"

Un client et une amie du gérant ont été les témoins de la scène. Ce lundi, sur RMC, ce client anonyme raconte ce qu'il a vu. "Ça a été très rapide, assure-t-il. J'étais venu jouer mon Loto quand d'un seul coup j'entends le patron crier: 'Appelez la police ! Appelez la police'. Et puis, il y a eu un coup de tirer et j'ai vu des étincelles, enfin du feu…" Et cet homme de poursuivre, encore quelque peu sonné par ce qu'il a vu ce jour-là.

"Le propriétaire était brûlé, ses vêtements étaient en train de brûler. Il s'est mis torse nu… Il avait le feu sur la tête… Il n'avait presque plus de cheveux… Il est sacrément amoché….Quant aux pompiers, j'ai attendu qu'ils arrivent mais ils sont venus très vite… Tout ça a été très rapide" affirme-t-il dans Bourdin Direct. Grièvement blessé, le commerçant été hospitalisé dans les Hauts-de-Seine. Le malfaiteur a réussi à s’esquiver, emportant dans sa fuite quelques cartouches de cigarettes et un téléphone portable.

M.R avec Hugues Dago