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Agriculteurs: "si on ne les soutient pas, la France part en vrille"

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Les agriculteurs ont prévu une démonstration de force jeudi et promettent de bloquer Paris avec "plus de 1.000 tracteurs" pour exprimer leur désespoir face à l'effondrement des cours et demander des réformes de fond. RMC les a rencontrés à Morlaix.

Les agriculteurs sont en route vers Paris et prévoient une démonstration de force jeudi. Après une opération escargot entre Brest et Saint-Malo hier, ils poursuivent leur avancée.

Une partie d’entre eux est attendue à Caen et Rouen aujourd’hui. Une autre partie passe par Rennes et Chartres. Le convoi devrait donc grossir. Ils étaient près d’une centaine de tracteurs hier, ils devraient être 1.000 d’ici la fin de la journée.

Objectif: bloquer les grands axes vers Paris et le périphérique jeudi matin. Un grand rassemblement se tiendra place de la Nation à Paris à partir de 9h.

Sur leur chemin, les agriculteurs croisent beaucoup de supporters venus les encourager. RMC était sur la route du convoi à Morlaix dans le Finistère.

A chaque pont qui enjambe la route des agriculteurs, des dizaines de supporters applaudissent. Dont Olivier qui est venu en voisin: "C'est eux qui nous donnent à manger. Si on ne les soutient pas, la France part en vrille. Après on va aller chercher à manger en Roumanie, en Espagne, mais non il faut faire vivre la collectivité!"

"Mon entreprise a payé deux tracteurs"

Philippe lui, lève les 2 pouces en l’air au passage des tracteurs: "Si nos agriculteurs ne peuvent plus travailler, je ne travaillerais plus non plus. L'entreprise dans laquelle je travaille a prêté deux tracteurs pour qu'ils puissent monter à Paris"

Gilles, éleveur, n’est pas surpris par ces encouragements: "Il faut savoir qu'un emploi agricole, ce sont 7 emplois générés derrière et que quand on est à genoux les copains nous suivent. Il y a une volonté de la région d'en découdre avec Paris qui n'a rien compris avec les problématiques agricoles"

Une centaine d'agriculteurs se rendra demain matin à l'Assemblée nationale pour remettre aux députés les doléances du monde paysan.

La rédaction avec Amandine Dubiez