RMC

Attaques de Joué-lès-Tours, Nantes et Dijon: "Ça peut venir n'importe quand, n'importe où"

La sécurité a été renforcée pendant la période des fêtes, notamment sur le marché de Noël de Nantes

La sécurité a été renforcée pendant la période des fêtes, notamment sur le marché de Noël de Nantes - GEORGES GOBET / AFP

La série d'agressions de ces derniers jours a eu pour conséquence le renforcement des patrouilles militaires pendant les fêtes ("200 à 300 militaires supplémentaires déployés" sur tout le territoire). Mais ces événements ont aussi fortement marqué les esprits. Preuve en est sur le marché de Noël, au pied de la gare Montparnasse à Paris, où les clients ne sont pas toujours rassurés.

Le gouvernement a annoncé ce mardi le renforcement des patrouilles militaires pendant les fêtes. En effet, depuis Matignon, où il a présidé mardi matin une réunion ministérielle, le Premier ministre Manuel Valls a indiqué que "200 à 300 militaires supplémentaires ser(aie)nt déployés dans les heures qui viennent" (780 actuellement). Une décision prise suite à la série d'événements des derniers jours à Dijon, Nantes et Joué-lès-Tours.

"De l'appréhension avant de venir"

Mais ces drames ont aussi eu des conséquences sur le quotidien des Français. En effet, cette actualité chargée de ces derniers jours, on en parle évidemment partout. Preuve en est sur le marché de Noël, au pied de la gare Montparnasse à Paris, où les clients n'ont pas toujours l'esprit tranquille. C'est le cas de Corinne qui est venue finir ses achats de cadeaux. Mais avant de rendre sur place avec ses enfants, elle a hésité comme elle le confie à RMC.

"Je me suis posée des questions. Avec cette série d'attentat, comme en plus à Nantes c'était aussi sur un marché de Noël et que nous sommes sur un lieu de rassemblement, il y a eu une appréhension avant de venir. Et puis après réflexion, je ne voulais quand même pas priver mes enfants non plus."

"Ne pas tomber dans la paranoïa"

D'autres personnes présentes font état de la même inquiétude. "Nous sommes dans un grand magasin donc on y va quand même. Mais je n'aimerais pas que mes enfants y traînent parce qu'on ne sait jamais : ça peut venir n'importe quand, n'importe où", assure unetelle. Une autre ajoute : "Avec le plan Vigipirate, on voit les militaires armés passés, ce n'est pas très rassurant. Du coup, on est plus vigilant, on regarde un peu plus autour de soi. Mais on reste quand même concentré sur l'objectif principal : la recherche de cadeaux sans tomber dans la paranoïa".

Garder la tête froide face aux évènements, c'est aussi le credo de François. "J'ai eu l'impression de phénomènes assez différents. Il y a eu quelque chose qui touchait un peu au terrorisme à Joué-lès-Tours, d'un peu fou et isolé à Nantes. Cela demande de la vigilance c'est sûr mais il ne faut pas non plus en rajouter". Derrière son stand de vêtements, Eric lui aussi n'est pas franchement stressé. "Cela ne me fait pas plus peur que cela. De toute façon il faut bien aller travailler, prendre le métro, faire ses courses… et si ça doit arriver, cela arrivera. Mais je n'y fait pas attention et je continue à vivre normalement".

Sur le même sujet, retrouvez ci-dessous l'intervention de Christophe Rouget du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure ce matin dans Bourdin Direct.

Maxime Ricard avec Marie Régnier