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Aubry et Royal appellent le PS à la discipline

Martine Aubry et Ségolène Royal ont minimisé les remous internes sur les futures primaires présidentielles du Parti socialiste et rappelé à l'ordre certains de ses membres après les déclarations de Malek Boutih. /Photo prise le 29 août 2010/REUTERS/Stépha

Martine Aubry et Ségolène Royal ont minimisé les remous internes sur les futures primaires présidentielles du Parti socialiste et rappelé à l'ordre certains de ses membres après les déclarations de Malek Boutih. /Photo prise le 29 août 2010/REUTERS/Stépha - -

PARIS (Reuters) - Martine Aubry et Ségolène Royal ont minimisé les remous internes sur les futures primaires présidentielles du Parti socialiste et...

PARIS (Reuters) - Martine Aubry et Ségolène Royal ont minimisé les remous internes sur les futures primaires présidentielles du Parti socialiste et rappelé à l'ordre certains de ses membres après les déclarations de Malek Boutih.

Membre du Bureau national du PS, ce dernier a jugé mardi que le premier secrétaire avait un "problème avec la vérité politique".

"Elle slalome avec le dossier des retraites, il y a un décalage entre ce qu'on dit et ce qu'elle fera demain", a-t-il déclaré sur RTL.

Il faisait référence aux déclarations de Martine Aubry, qui avait laissé entendre que les socialistes pourraient s'accommoder du report de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans défendu par le gouvernement avant que le parti ne promette de repasser aux 60 ans s'il revenait au pouvoir.

"Il a perdu une occasion de se taire", a jugé Ségolène Royal sur France 2. "Il faut que les socialistes apprennent à être un peu disciplinés. C'est bien la liberté de parole, mais c'est bien la protection de l'unité", a ajouté l'ancienne candidate à l'Elysée.

Ceux qui veulent "exister" au Parti socialiste ont tendance à faire "des petites phrases", a déclaré de son côté Martine Aubry sur Canal+. "Ce n'est pas très grave mais cela donne une mauvaise image de la politique", a-t-elle souligné.

"Les Français, je crois, me font confiance, ils savent que, quand je dis quelque chose, je le fais", a-t-elle ajouté.

"Je continuerai à défendre ce que je crois bien. Sur les retraites, on a eu le courage de dire vraiment les choses: il faudra que la majorité travaille plus longtemps parce qu'on va vivre plus longtemps mais il faut que ceux qui ont travaillé tôt puissent continuer à partir à 60 ans", a-t-elle défendu.

"CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS", DIT ROYAL

A ses yeux, les propos de Claude Bartolone sur les primaires qui seraient jouées d'avance et les réactions, parfois vives, qu'ils ont suscités, n'ont "pas de sens aujourd'hui".

Le député de Seine-Saint-Denis a évoqué une simple "primaire de confirmation" au PS si Martine Aubry ou le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn décidaient d'être candidats à l'investiture présidentielle.

Ses déclarations, réitérées dans plusieurs médias, ont provoqué la colère de deux autres "présidentiables", Manuel Valls et François Hollande.

"Il y en a qui sont un peu fébriles, un peu pressés", a relativisé Martine Aubry mercredi, rappelant les dirigeants socialistes à leurs devoirs.

"Pour moi, le seul combat que doivent mener aujourd'hui les socialistes c'est d'être dans la rue pour défendre les retraites, se battre pour le budget et préparer un projet pour les Français. Tout le reste est à contresens, à contretemps et n'aide pas ce que nous essayons de faire collectivement", a-t-elle ajouté.

Sur France 2, Ségolène Royal a été interrogée sur son éventuelle candidature à la primaire.

"Chaque chose en son temps", a répondu la présidente de Poitou-Charentes. "Ce qui est très important aujourd'hui est que l'unité des socialistes ait été reconstruite. J'ai beaucoup oeuvré pour cela, compte tenu de toutes les vicissitudes du passé (...) L'alternance viendra si les socialistes restent unis et je ferai tout pour cela".

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

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