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"C’est la fin d’un cauchemar": sous la pression du voisinage, les squatteurs ont quitté la maison de Roland à Toulouse

Les squatteurs de Toulouse ont mis les voiles. La quinzaine d'individus qui occupait la maison de Roland, 88 ans, depuis septembre dernier ont quitté les lieux ce jeudi soir.

Le retraité va désormais pouvoir vendre son bien pour rejoindre sa femme en Ehpad comme il le souhaitait. Depuis plusieurs jours des citoyens scandalisés par cette occupation, se rassemblaient devant le domicile de l'octogénaire pour mettre la pression et interpeller à haute voix les squatteurs.

Les occupants ont finalement quitté les lieux après l'intervention de jeunes du quartier ce jeudi. Le calvaire de son père enfin terminé, Diane est submergée par l’émotion de ce dénouement inattendu :

"Je suis bouleversée par tant de solidarité et je ne peux que remercier tout le monde. Vraiment, c’est admirable et je n’ai pas assez de mots pour leur témoigner ma reconnaissance et mon admiration. C’est la fin d’un cauchemar".

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"Ils se sont rendus compte que leur combat était stérile"

Toute la journée, les soutiens de Roland se sont relayés devant les grilles de la maison du retraité, dans une ambiance parfois tendue. "Là ça fait que démarrer, vous allez perdre les pédales", lance un habitant. "Ta gueule! Ça fait 4 jours qu’on a des menaces, c’est pas toi qui va changer l’affaire", lui rétorque un squatteur.

Et puis finalement, à la nuit tombante, un groupe de jeunes entame les négociations avec les squatteurs. Une rencontre pacifique, raconte Bilal.

"On leur a fait comprendre qu’on était prêt à rester là tous les jours et qu’on n’était pas des fachos comme eux le disaient, et ils se sont rendus compte que leur combat était stérile. Donc on les a laissé partir et les policiers les ont laissé partir aussi, très simplement".

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Une fin heureuse qui ne résout pas le fond du problème, tempère cette toulousaine. "Si ces jeunes étaient ici, c’est qu’il y a un souci, en France, il y a des jeunes qui sont à la rue". D’autres ne cachaient pas leur satisfaction: "Je pensais vraiment que la violence allait monter mais heureusement on en n’est pas arrivé-là, donc c’est que du bonheur".

Dernier bonheur de la journée, pour les soutiens de Roland : l’ouverture du portail.

Olivier Chantereau (avec C.P.)