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Commando à Marseille: les habitants du quartier de la Busserine à Marseille sous le choc

Après l'impressionnante démonstration de force, lundi, d'un commando armé, l'émotion est palpable dans la cité de la Busserine, à Marseille ou se sont déroulés les faits.

L'enquête se poursuit à Marseille après la fusillade ce lundi dans la cité de La Busserine.Une dizaine d'homme sont recherchés pour avoir tiré à la Kalashnikov, frappé un témoin et mis les policiers en joue. 

Invité dans Bourdin Direct ce mercredi matin, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières a fait le point sur l'enquête, précisant le commando n'avait pas été retrouvé".

Dans la cité de la Busserine, au pied des tours de béton coincées en bordure d'une rocade autoroutière en construction, la population reste choquée. Larbi vit depuis 30 ans ici et ce qu’il a vécu lundi lui donne encore des frissons. "J'étais chez moi à la maison tranquillement. Tout à coup, on a entendu des coups de feu, partout. Et je voyais des gens qui couraient. C'est catastrophique. Une balle perdue, c'est vite fait" confie-t-il sur RMC. 

Cet autre habitant, la trentaine d’année, qui refuse de montrer son visage, et même de donner son prénom, assure que la violence déployée par ce commando reste exceptionnelle.

"Ces gens qui sont venus et qui ont tiré dans le quartier, je suis persuadé qu'ils ne sont pas d'ici. Ici, les gens sont tranquilles. Dans la rue, il y a des enfants, des personnes âgées. Personne ne tire sur personne. C'est malheureux ce qu'il s'est passé mais ce ne sont pas des trucs d'ici".

Mais pour Céline Burgos, mère de 6 enfants et habitante engagée dans des associations contre la violence, on ne peut pas rester sans réaction face à ce qu’il s’est passé.

"Il ne faut pas banaliser, c'est très grave ce qu'il se passe. Nous, les habitants, sommes victimes de ça. Et personne ne fait rien. On se bat contre ce phénomène parce qu'on est pas aidé par l'Etat. Et nous, on essaie des systèmes de la débrouille. Il faut arrêter avec les statistiques, venez dans les quartiers, et après, vous parlerez. Il faudrait plus de moyens et réfléchir à ce qu'il faut faire, et pas seulement de la répression". 

Des effectifs de CRS ont pris position jusqu’à nouvel ordre aux entrées et sorties de la cité de la Busserine…

Lionel Dian et X.A